‹ La Paralysie Infantile: Contribution à l'étude de son traitement par les agents physiques et l'orthopédieChapitre 18 sur 37 · TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE DES PARALYSIES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT ORTHOPÉDIQUE DES PARALYSIES

Nous avons montré l'utilité de la recherche des réactions électriques au niveau de chaque muscle pour pronostiquer la guérison, ou au contraire la dégénérescence du muscle. L’électro-diagnostic, en nous permettant d'établir en outre l’état fonctionnel actuel des différents groupes musculaires antagonistes, fera prévoir l'apparition des attitudes vicieuses. Dès le début de la maladie, l'enfant sera constamment surveillé à ce sujet. On rétablira de suite l'attitude correcte par des moyens orthopédiques simples, afin d'éviter des déformations irréductibles dues à des rétractions tendineuses et quelquefois à des déformations osseuses que seule une intervention chirurgicale pourrait corriger. Les appareils de contention seront appliqués la nuit, le membre est libéré le jour pour les exercices de gymnastique et les différents traitements. Lorsque, au niveau des muscles atteints, il n’y a plus à espérer de régression de la paralysie, le traitement orthopédique institué doit avoir pour but non seulement de s'opposer aux déformations, mais également de permettre la meilleure utili-

sation du membie,

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L'indication du traitement orthopédique est basée sur la , Connaissance exacte de l’état fonctionnel de chaque muscle. Nous utiliserons encore l'excitation électrique pour l’apprécier ; en dehors du mouvement qu’elle provoque, on se rend compte ce l’état de la masse musculaire par la pression exercée pendant l'examen. L’excitation a l'avantage de ne pas demander au malade une intervention active de sa volonté ; chez le tout jeune enfant, elle est donc le seul moyen d’exploration. Chez l’enfant docile et en âge de comprendre, cette méthode cède le pas à l’étude des mouvements volontaires qui, seule, fait connaître exactement la force du muscle. Au premier abord, il semble qu’elle ne permette pas aussi bien que l'excitation électrique d'isoler l’action de chaque muscle ; on y arrive cependant, pour la plupart des muscles, en les faisant contracter dans des positions bien déterminées. Elle permet, en outre, l'étude des muscles profonds que l’excitaüon électrique ne pourrait atteindre. L'examen sera complété par l'observation des attitudes vicieuses, des troubles de la station et de la marche.

La thérapeutique varie évidemment selon les groupes musculaires paralvsés, selon les associations paralytiques si variées que chaque cas pose un problème thérapeutique différent. Gardons-nous donc des traitements « omnibus » tant chirurgicaux qu’orthopédiques. N’employons pas, dans tous les cas, la triple arthrodèse, dont les indications restent extrêmement limitées, et évitons d’emprisonner tout membre paralytique dans un appareil rigide et lourd, alors qu’une chaussure bien comprise suffirait. Cette thérapeutique doit être en principe chirurgicale ; l’on s’efforcera d'obtenir un résultat évitant au malade le port d’un appareil pendant sa vie entière, l'appareil ne devant que compléter et parfaire l'acte chirurgical. Malheureusement, chez l'enfant jeune,

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