CONCLUSIONS
19 Il existe tous les degrés possibles de gravité dans la paralysie infantile, depuis les formes les plus atténuées jusqu'aux paralysies frappant de mort la plupart des groupes musculaires. Seul l’électro-diagnostic permet d’en pronostiquer la régression plus ou moins rapide sous l'influence des différentes méthodes de traitement qui leur seront appliquées.
20 Les formes douloureuses sont généralement graves. Les paralysies sont étendues et atteignent profondément la fibre musculaire. Leur régression est très lente.
39 La radiothérapie et la diathermie médullaires appliquées dans les premières périodes de la paralysie ont pour but de modifier l’état inflammatoire de la moelle. Sur cette dernière méthode, déjà employée en Allemagne par Czerny, nous ne pouvons formuler une opinion précise, car les cas dont nous rapportons les observations sont encore trop récents. Il est, de plus, bien difficile d'apprécier des méthodes thérapeutiques appliquées au début d’une maladie qui présente une régression spontanée. Cependant, il ne faut pas priver les malades de ces deux médications qui peuvent avoir une influence heureuse sur l’évolution des paralysies.
49 La diathermie et la balnéation chaude appliquées sur les membres, par leur action vaso-dilatatrice, rétablissent la circulation normale et assurent ainsi la nutrition du muscle mieux que la galvanisation autrefois pratiquée. Elles combattent très heureusement les troubles trophiques.
59 Le courant galvanique n’est commencé que lorsque le muscle ne présente plus de réaction de dégénérescence complète, c’est-à-dire quand l’excitabilité HÉRQNE commence à réapparaître, quand les réactions galvaniques deviennent moins lentes et que le point d’excitation se rapproche du point moteur. Il est employé sous forme de secousses de fermeture négative rythmées par les battements lents du métronome et appliqué sur les muscles malades de manière à en provoquer la contraction optima.
6° Le massage, la gymnastique musculaire, la mécanothérapie sont des auxiliaires précieux de la gymnastique électrique.
70 L'orthopédie doit souvent intervenir au cours de la régression des paralysies pour remédier aux déformations temporaires. Quand, après une période de temps dont on doit évaluer le minimum à deux ans, on ne constate plus d’amélioration, le rôle de l’orthopédiste est de réduire au minimum l'impotence fonctionnelle par l'appareillage ou l'intervention chirurgicale.
80 Le traitement de la paralysie infantile est long et assujettissant. L'organisation actuelle des établissements hospitaliers ne permet pas de l'appliquer méthodiquement. Avec MM. Nobécourt et Duhem, nous constatons la nécessité de
créer des services outillés pour les différents traitements et auxquels serait attaché un personnel spécialisé. Dans ces établissements installés dans une région saine, les enfants pourraient continuer leur éducation et ÉRPERRUE au besoin, un métier s epRobté à leur infirmité,
Vu : Le Président de la Thèse, NOBÉCOURT.
Vu : Le Doyen, H. ROGER.
Vu et permis d'imprimer : à Le Recteur de l’Académie de Paris, PAAPPELT