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supériorité de son action sur celle du courant faradique. Ses applications sont bien étudiées par HELMOTZ, ERB, ZIEMSSEN, TRiPier, Onimus et LEGros, Rock WELL. ERB conseille d’employer dans la paralysie infantile la galvanisation rachidienne tantôt ascendante, tantôt descendante dès la fin de la période fébrile. Il recommande également de fixer l’électrode positive au niveau du renflement médullaire atteint tandis que la négative est placée sur la partie antérieure du corps correspondante. Il rappelle également le procédé de REMAK, qui consiste à galvaniser le sympathique du cou pour agir sur la vasomotricité de la moelle. Ultérieurement, ERB conseille la galvanisation des muscles et des nerfs, puis pratique des secousses de fermeture négative. Il n’emploie le courant faradique que lorsque le muscle réagit à ce courant. ONImus pratique au début la galvanisation descendante, puis, plus tard, applique ie courant continu sur les muscles avec quelques interruptions faradiques. Le Forr utilise des courants très faibles, dirigés de la moelle vers la périphérie et maintient ces applications pendant des semaines entières. L'influence du courant continu constant est bien démontrée grâce aux travaux de JouKkorFr, DEBEDAT, GuiLLoz et MATHIEU. Il est appliqué sous cette forme par de nombreux auteurs : PLICQUE, DOUMER, GAUTIER, LARAT, A. WEIL, etc... qui le font suivre de secousses de fermeture négative.
En 1893, BERGONIÉ cherche à utiliser les courants ondulés, dont l’action excitatrice ménage la sensibilité du malade. D’ARSONVAL, EWING, BERGONIÉ et TRUucHOT construisent des appareils qui rendent leur emploi pratique. LEwis-JoNESs emploie le bain électrique avec courant sinusoïdal. Lepuc se sert du courant continu qu’il interrompt avec une grande fréquence pour obtenir un effet tétanisant. RoCKWELL préconise la galvano-faradisation.
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En 1907, GALLOT construit un appareil servant à onduler le « wave current » du professeur MoRTOoN.
BorDET préconise le courant faradique ondulé lorsqu'il n’y a pas de réaction de dégénérescence et le galvanique ondulé quand le muscle présente cette réaction. Si les réactions sont très lentes, il augmente l'intensité du courant galvanique et diminue la vitesse de l’onduleur. ;
En 1910, ZImMmErN et BoRDET, à la suite des travaux de BERGONIÉ, de BorDier et de BoRDET, qui ont provoqué l'hypertrophie du muscle sous l'influence des courants ondulés et de la galvano-faradisation, abandonnent l'emploi du courant continu. Ils montrent qu’en ayant soin de maintenir le temps de travail du muscle égal au temps de repos, on peut faire durer les séances pendant une heure sans fatigue.
Albert Werz utilise toujours le rôle trophique du courant continu à la période post-fébrile douloureuse, puis pratique, quand il n’y a pas de réaction ou dégénérescence, la galvanofaradisation suivie de faradisation au tampon. Quand il y a réaction de dégénérescence, il fait suivre la galvanisation de secousses de fermeture négative.
En 1912, BERGoNIÉ provoque l’électrisation en masse des muscles par des courants galvaniques rythmés et inversés, Il fait deux séances par jour d’une heure chacune.
DELHERM et LAQUERRIÈRE, afin de faire ces séances longues sans lasser la patience du malade, électrisent simultanément des groupes musculaires d’excitabilité différente grâce à l'emploi de résistances réglables. Ces auteurs emploient soit le courant galvanique rythmé au métronome, soit les courants ondulés ou la galvano-galvanisation (BABINSKI, DELHERM, JARKOWSKI).
LauGier, en 1919, applique au traitement des muscles dégénérés les courants lentement croissants obtenus en pla-
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çant en dérivation dans le circuit du courant continu unê capacité variable. Enfin, BERGONIÉ, la même année, utilise
la faradisation rythmée tétanisante.
D’autres moyens thérapeutiques sont également utilisés.
En 1908, Zimmer et TurcxiNi constatent les effets thermiques des courants de haute fréquence. V. ZEYNEK, à Prague, NAGELscHMipT, à Berlin, von BERND, à Vienne, appliquent à la médecine ces effets calorifiques.
En 1912, BErRGoNIÉ s'applique à combattre les troubles trophiques de la paralysie infantile par le chauffage continu et fait construire à cet effet pour les membres inférieurs une étuve à double paroi et des guêtres en tissu chauffant. Il recommande également l’application locale de diathermie.
D£ELuerM et LAQUERRIÈRE, en 1914, emploient la thermopénétration et le bain de lumière pour réchauffer le membre paralysé. BorDiER signale également l'efficacité de la diathermie dans les algidités des poliomyélites et rapporte les résultats encourageants obtenus dans cette maladie par la radiothérapie médullaire.
En 1918, Souques et Hgirrz montrent que, dans un bain chaud prolongé, la circulation devient plus intense dans le membre réchauffé.
Dès lors, NogécourT et Dune appliquent l’hydrothérapie chaude depuis le début de la maladie et pendant des mois.
En 1921, BorpiEr associe dès le début de la maladie le traitement diathermique à la radiothérapie médullaire, Sa méthode est appliquée avec succès en Italie par BERGAMINI et le professeur SERENA. Avec CzeRNY et THoMASs, en Allemagne, Duhem emploie la diathermie médullaire dans les tout premiers jours de la paralysie.
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En même temps que se perfectionnait ainsi le traitement des troubles paralytiques, les recherches de Pierre MARIE montraient, dès 1885, qu'il ne s'agissait pas d’une lésion systématisée des cellules des cornes antérieures, de cause inconnue, mais d’une maladie inflammatoire relevant probablement d’un germe infectieux ayant un caractère épidémique. CorDpiEr, MÉDiN, en 1890, constatent également le caractère épidémique de la maladie. En 1910, DELHERM el LAQUERRIÈRE étudient les conséquences qui découlent pour le traitement électrique de la connaissance de ces formes épidémiques.
Le virus de la poliomyélite est étudié par LANDSTEINER, Porrer, LevApirI qui ont pu reproduire la maladie chez les singes. Grâce aux travaux de NETTER, SALANIÉ et PETIT, il existe un traitement sérothérapique de la paralysie infantile.