‹ La Paralysie Infantile: Contribution à l'étude de son traitement par les agents physiques et l'orthopédieChapitre 9 sur 37 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Les lésions portent sur la moelle et sur les muscles. À la phase aiguë, la moelle est congestionnée, de consistance un peu molle. Au microscope, on constate au milieu d’une infiltration leucocytaire étendue à toute la surface de la coupe, la présence de modules infectieux disséminés autour des vaisseaux dans la substance blanche et dans la substance grise, mais plus abondante au niveau des cornes antérieures. Il existe également des foyers hémorragiques et des foyers d’œdème intersticiel. Les prolongements des cellules radiculaires disparaissent, ces dernières deviennent globuleuses. Elles sont bientôt envahies par les neuronophages, puis détruites.

Les méninges participent au processus inflammatoire : congestion hémorragique de l’espace sous-arachnoïdien, infiltration leucocytaire de la pie-mère, surtout intenses à la face antérieure de la moelle, où elles forment de véritables manchons autour des vaisseaux.

On constate également toutes ces lésions dans les centres, nerveux supérieurs, mais elles sont de plus en plus discrètes à mesure qu'on s'élève vers l’encéphale.

Vo

Les racines rachidiennes peuvent être atteintes par l'inflammation venue des méninges ; les lésions des racines postérieures permettent d'expliquer certaines formes douloureuses de la maladie (SCHREIBER).

Les ganglions rachidiens et les nerfs sont intacts.

A la phase chronique, les foyers de sclérose cicatricielle entraînent l’atrophie du côté de la moelle le plus atteint.

Les racines antérieures partant de ces foyers sont plus grêles que normalement. Au niveau de ces foyers de sclérose, on remarque la disparition totale des cellules radiculaires et de leurs fibres, remplacées par les fibres entrecroisées du tissu névroglique. Les vaisseaux semblent plus nombreux, et sont atteints d’endartérite chronique ; leurs parois sont épaisses et leur lumière élargie.

Les muscles sont atrophiés et envahis par du tissu adipeux ; ils sont quelquefois entourés d’une gangue fibreuse, dure (HurINEL et R. Voisin). Les fibres musculaires perdent leur striation, tandis que leurs noyaux prolifèrent, ou mêfne elles disparaissent complètement.

Les vaisseaux diminuent de volume ; leur lumière est réduite, leur paroi est mince.

Les os ne s’accroissent plus aussi activement, ils restent courts et minces. Le tissu est raréfié.

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