‹ La paramétrite douloureuse d'origine cervicaleChapitre 11 sur 41 · MO ES · texte numérisé non relu

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surtout au tissu cellulaire péri-rectal qui se condense en particulier autour des deux ligaments utéro-sacrés ; il y a entre tous ces points une communication directe par contiguité, communication qui est aussi à e fois lymphatique et vasculaire sanguine.

Dans tout le cours de cette étude, nous verrons combien est essentiel le retentissement des infections chroniques du tissu cellulaire qui entoure le coi jusqu’à ses deux lames que représentent les ligaments utérosacrés. La rétraction de ceux-ci sera un des signes

cliniques capitaux de la paramétrite chronique.

2° CONSTITUTION ANATOMIQUE DU PARAMÈTRE ET DES LIGAMENTS UTÉRO-SACRÉS. — Le tissu, qui constitue le paramètre, a tous les caractères d’un tissu conjonctif englobant des lobules graisseux abondants. Le tissu cellulo-fibreux est renforcé par des fibres musculaires lisses émanées de l'utérus. Cette condensation de tissu cellulo-fibreux abondant et des fibres musculaires lisses est le caractère essentiel du paramètre qui l’oppose tout à fait à la partie supérieure du ligament fJarge. Dans ce tissu cellulaire lâche cheminent des nerfs, des vaisseaux artério-veineux et lymphatiques très abondants. Nous verrons plus tard l'importance particulière des vaisseaux lymphatiques dans la propagation et la constitution des lésions inflammatoires chroniques de la paramétrite.

Les ligaments utéro-sacrés. — Les faisceaux con-

jonctifs musculaires lisses naissent de la face posté-

en MANS

rieure du col de l'utérus, près de ses bords latéraux, et au voisinage immédiat de l’isthme se dirigeant en haut et en arrière, contournent les faces latérales du rectum et se terminent sur la face antérieure du sacrum. Ils soulèvent le péritoine en deux replis courbes concaves en dedans qui limitent latéralement le cul-de-sac de douglas. Ces ligaments contiennent encore dans leur épaisseur, mélangé aux fibres musculaires lisses, le plexus nerveux hypogastrique qui, en réalité, constitue de chaque côté la trame vraiment résistante du ligament. Dans leur ensemble, les deux ligaments dessinent un fer à cheval dont la conca-

vité postérieure embrasse la saillie du rectum.

LATARJET et Philippe Rocxer ont bien insisté sur la disposition de ces ligaments.

À peine marqués sur la ligne médiane où ils s’insèrent au niveau de l’isthme utérin, en déterminant un très léger soulèvement péritonéal, ils ne tardent pas à accentuer ce repli péritonéal pour présenter à la partie movenne leur structure typique. Au-dessous du péritoine, les fibres élastiques et musculaires lisses constituent leur charpente supérieure, leur base s’est élargie et renferme de nombreux nerfs qui forment leurs parties résistantes. Ces ligaments présentent des variations considérables, tantôt ils sont bien visibles, déterminant un repli péritonéal net, tantôt ils offrent un angle très aigu, tantôt le péritoine est à peine soulevé de quelques fibres musculaires élastiques recouvrant presque directement la trame de la base.

Ligaments utéro-sacrés. (D'après KF. CUNDAMIN : Recherches d’histologie topographique sur les ligaments utérins et leurs formations nerveuses).

Reconstruction par coupes successives (C, 16 à 19) du ligament utéro-sacré.

1, péritoine; 2, ligaments utéro-sacrés; 3, nerfs, 4, ganglion sympathique; S, fibres musculaires et élastiques du ligament utéro-sacré; 6, fibres musculaires utérines; 7, paroi vagniale.

c19 OA RE,

Ligament utéro-sacré : deux types extrêmes, Très accentué et à peine marqué.

Les coupes que nous reproduisons et que nous devons à l’obligeance de M. François CONDAMIN, mon-

trent bien toutes ces variations.

Ces fibres élastiques et musculaires des ligaments utéro-sacrés ne semblent pas avoir une résistance suffisante pour jouer un rôle capital dans la statique utérine ; elles n’ont qu'un rôle de soutien, de protection des gros filets nerveux dans les mouvements de l’utérus. La présence des nerfs du plexus hypogastrique, comme éléments essentiels de la constitution des ligaments utéro-sacrés, explique l’importance des douleurs, des névralgies pelviennes consécutives à l’irritation de ces nerfs par les processus infectieux de la paramétrite chronique.

3° LES LYMPHATIQUES DU COL. — Un dernier point anatomique est particulièrement important avant l'étude des lésions de cette paramétrite : c’est la présence de nombreux lymphatiques venus du col utérin dans le tissu cellulaire du paramètre et par lequel se font les propagations de l'infection.

M. ViLLARD a insisté particulièrement sur leur rôle : une infection chronique du col crée à leur niveau de la lymphangite, comme il s’en crée au niveau des membres après toute plaie infectée.

Nous empruntons à POIRIER sa description classique des lymphatiques du col : « Ils se collectent en deux ou trois troncs, qui émergent des bords latéraux de la portion sus-vaginale du col, accompagnant les

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