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Est-ce à dire que le traitement s’adressera uniquement à la cervicite ? Non point, car il est évident qu’il faudra traiter en même temps les lésions du tissu cellulaire, d’autant plus que parfois après même la guérison du col, il pourra persister des séquelles paramétritiques, causes de douleurs persistantes.
Le traitement sera donc double. En premier lieu, et surtout le traitement de la cervicite chronique. En dernier lieu, et accessoirement, le traitement de la
paramétrite elle-même.
I — Traitement de la cervicite chronique
Il n’est pas dans notre intention d’insister longuement sur ce traitement qui dépasse quelque peu le cadre de notre étude. Nous ne voulons point faire une revue générale des multitudes de traitements qui ont été proposés. Nous nous contenterons d'emprunter à la thèse inaugurale de M. MoxTEz, quelques conclusions thérapeutiques :
— Les cautérisations en surface, teinture d’iode, pointes légères de thermocautère, de galvanocautère et d’électrocoagulation en surface ne peuvent s’adresser qu'aux métrites cervicales encore localisées au
museau de tanche et peu anciennes.
— En présence de la vraie métrite cervicale chronique, véritable endocervicite totale, on a le choix entre
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trois méthodes d'indication un peu différente, mais qu’il est possible de combiner entre elles ; ces trois méthodes sont :
a) L’aspiration cervico-utérine avec l’instrumentation et suivant la méthode que M. ViLLaRD a fait décrire par son élève LE QUEMENT. On cherche là à vider mécaniquement les glandes par une ventouse dans laquelle on fait le vide avec un appareil analogue à l’appareil de Potain, cette méthode est avant tout indiquée dans la cervicite chronique avec leuco-pyorrhée abondante. C’est, dans ce cas-là, une méthode très efficace et sans aucun danger pour Pavenir du coL. L
b) La cautérisation au thermocautère ou même au galvanocautère, soit en pointes isolées, soit même en applications linéaires, permettent d’atteindre profondément le col et, malgré la sclérose qu’elles peuvent déterminer, elles sont souvent d’excellentes méthodes de traitement. Certains auteurs américains la considèrent même comme une méthode standardisée du traitement de la cervicite chronique. Il est évident que ces pointes de galvanocautérisation profonde ne peuvent être faites que par séances éloignées, cinq à six jours en moyenne et que l’exagération en profondeur ou en étendue de cette cautérisation peut entraîner la formation d’un tissu de sclérose qui peut enserrer à son tour des canaux excréteurs et augmenter la métrite,
I1 est impossible d’être très précis sur l’étendue de ce traitement, c’est affaire de doigté et de bon sens.
c) L’électrocoagulation en surface ou en profondeur représente une méthode facile à doser et qui laisse toujours un col très souple. II est impossible de fixer une préférence nette entre elles et la méthode précédente, l’une et l’autre maniées par des mains expertes donnent de très bons résultats.
Quant aux autres procédés dits biologiques, par les vaccins ou procédés cryothérapiques, ils n’ont pas encore donné des résultats suffisamment probants pour les préférer aux méthodes précédentes.
Quant aux procédés de cautérisation par le crayon de Filhos, qui est encore très employé par certains auteurs, il agit par escarres de façon aveugle et il est susceptible, dans des mains inexpertes, de créer des atrésies du col très dangereuses pour les accouchements ultérieurs.
Enfin, il est certain que Ile traitement chirurgical peut être indiqué dans certains cas : en présence d’une déchirure avec ectropion la réfection du col guérit à la fois cet ectropion et la métrite, mais surtout en cas de métrite très ancienne et très rebelle au traitement, l'évidement du col peut être indiqué, le procédé de l’évidement conique avec le rebroussement de la muqueuse vaginale dans le col par des doubles points en U, est un excellent moyen qui laisse un col souvent parfait pour l’avenir obstétrical.
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Le traitement de la cervieite chronique par l’un quelconque de ces procédés amènera très souvent en très peu de temps une guérison absolument compiète de la paramétrite qui se maintient tant que la cervicite reste guérie.
Toutes nos observation font foi de cette réalité.
IL — Traitement de la paramétrite chronique
Mais il est évident que lorsque la guérison est complète, il persiste des lésions résiduelles douloureuses du paramètre, alors il est indiqué d'agir directement sur ces lésions paramétritiques. C’est alors que des massages gynécologiques prudents, faits par des mains spécialisées ou des séances de diathermie, pourront être pratiqués. M. QuiNcæu nous a montré, maintes fois à la clinique de gynécologie, l’utilité de ces procédés sagement employés.
Mais il est entendu, et c’est là le point essentiel, que ces méthodes thérapeutiques n’auront jamais pour but que de faire disparaître les reliquats d’une inflammation antérieure dont l’origine aura été supprimée.
C’est dans ces cas que les eaux thermales pourront avoir une action bienfaisante.
Et pour conclure, nous ne pourrons mieux faire que d'emprunter ces lignes qui servaient de conclusion à l’article écrit par M. ViLzLaRD sur la paramétrite douloureuse d’origine cervicale : « On obtiendra de très bons résultats dans les algies pelviennes résultant de
la paramétrite d’origine cervicale, en intervenant rationnellement, c’est-à-dire en reconnaissant que cette paramétrite est, chez toute une catégorie de malades, due à une infection primitive venue du col utérin, et en traitant d’abord et avant tout les lésions du col. S’adresser aux conséquences objectives de cette inflammation, c’est-à-dire aux localisations douloureuses de la paramétrite et notamment aux ligaments utéro-sacrés, c’est s’exposer à un échec et à des rechutes successives, la source des accidents douloureux n'étant pas tarie ».
Observations