‹ La paramétrite douloureuse d'origine cervicaleChapitre 18 sur 41 · PE UE · texte numérisé non relu

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diathésique que M. Pavior et ses élèves décrivent sous le nom de cellulalgie. On ne pourrait admettre une telle origine à des névralgies pelviennes que si elles s’accompagnaient de phénomènes cellulalgiques dans d’autres régions, et peut-être existe-t-il de ces malades qui souffrent, non seulement dans leur tissu cellulaire, mais encore dans leur tissu cellulaire de la paroi abdominale, du tissu cellulaire des membres, du cuir chevelu, etc...

I est certain aussi qu’il s’agit là d’un processus dont la réalité soulèvera encore de nombreuses discussions.

4° Enfin et surtout, il existe des algies pelviennes liées à la paramétrite ayant son origine dans la cervicite chronique.

Nous pensons avec M. le Professeur VILLARD, et c’est le but essentiel de notre thèse, que c’est là en pratique, une des causes les plus fréquentes et que lorsqu'aucune cause intra-péritonéale n’est trouvée, en particulier aucune cause de présence anormale dans le Douglas d’une annexe ou de Putérus, il faut penser avant tout à rechercher comme cause de lalgie pelvienne, une cervicite chronique mal ou insuffisamment traitée, ayant déterminé une infection chronique du paramètre. Et ce n’est que lorsque l’examen attentif n’aura révélé ni lésions chroniques du col, ni tension des ligaments utéro-sacrés, ni douleur à la mobilité du col, ni noyau de cellulite, que l’on pourra, suivant des tendances personnelles, s’orienter vers une origine ou symphatique ou même cellulalgique.

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Traitement

La notion étiologique qui lie la paramétrite chronique à la cervicite chronique n’a pas qu’un simple intérêt pathogénique, elle a avant tout un intérêt pratique thérapeutique.

La paramétrit& n’est que l’effet de la lésion infectieuse chronique du col, c’est donc à cette dernière qu’il faudra s'attaquer pour faire ainsi un traitement causal, le seul logique.

« Trop souvent, en effet, comme l’écrit M. ViLLARp, les malades sont soignées par une thérapeutique s’adressant directement aux régions douloureuses alors que le col non sensible est négligé. Que de fois nous avons vu, ajoute-t-il, des femmes traitées depuis de longs mois par des tamponnements, des massages gynécologiques, de la diathermie ou une médication opothérapique, alors que rien de sérieux n’était fait pour le col malade !! Une amélioration passagère suivait ces diverses thérapeutiques, mais très rapidement les malades souffraient de nouveau. Tout se passe en effet comme si, dans une adénopathie subaïguë consécutive à une ulcération chronique voisine, on se contentait de traiter l’adénopathie en négligeant la porte d’entrée de l'infection ».

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