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Examen anatomo-pathologique, : métrite du type inflammatoire vrai.
Malade revue un mois après l’intervention : aucune perte, douleurs très diminuées.
Au toucher : utérus mobile, aucune douleur dans la mobilisation où les ligaments utéro-sacrés sont devenus souples.
Au spéculum : le moignon du col est effacé, l’aspect est normal malgré la petite irrégularité anatomique résultant de la résection (Professeur Villard).
Malade revue six mois après : état toujours très amélioré, plus de pertes purulentes, mais quelques pertes glaireuses, plus de douleurs. N'a pas eu de grossesse.
À l’examen : col un peu gros, mais sans signes d’infection et avec résultat anatomique parfait.
OBSERVATION N° XIX (D’après M. MoNTEL)
Mlle C.., 21 ans. Métrite chronique ulcéreuse grave. Opérée en 1926 pour annexite double purulente, basculée dans le douglas. Ablation des annexes droites ; à gauche, conservation ovarienne et d’un moignon tubaire. Vient trois mois après pour pertes blanches abondantes et douleurs pelviennes.
Examen : col très tuméfié (cervicite et endocervicite graves), ulcération étendue des deux lèvres, utérus peu mobile car ligaments utéro-sacrés rétractés et douloureux.
Intervention : 11 mars 1927 (Professeur Villard) : évidement cunéiforme bivalve des deux lèvres du col. Les fragments enlevés présentent macroscopiquement de grosses lésions avec nombreux kystes. Suites simples.
Nous avons pu revoir la malade après plusieurs mois. Etat très amélioré. Etat anatomique du col sensiblement normal.
ACFOUTES
OBSERVATION N° XX (D’après M. MoNTEL)
Mme F.., 42 ans. Métrite chronique ulcéreuse du col datant de 12 ans. Vient pour des pertes blanches abondantes existant depuis 12 ans, avec douleurs pelviennes irradiées dans la région lombaire. Trois accouchements.
Examen (Professeur Villard) : gros col hypertrophié avec érosion étendue des deux lèvres, ligaments utérosacrés rétractés.
Intervention (Professeur Villard) : évidement bivalve du col.
Nous n’avons pu revoir cette malade.
Conclusions
Ï. — Sous ie nom de paramétirie il faut comprendre l’inflammation du tissu cellulaire sous-péritonéal du paramètre. |
Cette lésion doit être différenciée de la périmétrite et de ia Dougiassite, inflammation du péritoine périutérin et du cul-de-sac périionéal postérieur.
IL — Certaines formes de paramétrite reconnaissent pour causes la métrite du col et plus spécialement la métrite érosive ; constituant la paramétrite
douloureuse d’origine cervicale.
III. — La paramétrite d’origine cervicale n’est pas différente dans sa pathogénie et ses caractéristiques anatomo-pathologiques des lésions du tissu cellulaire au voisinage des foyers infectieux.
IV. — Au point de vue symptomatique, elle se caractérise subjectivement par de la douleur pelvienne, lombo-sacrée et de la gêne fonctionnelle; objectivement par la tension douloureuse des ligaments larges ‘et des ligaments utéro-sacrés avec infiltration
et perte de souplesse des culs-de-sac.