ACTE TROISIÈME
CLOTILDE
Allons, la voici. Il vous faut l'autre maintenant.
LAFONT
Vous êtes bien froide.
CLOTILDE
klomment, froide ? Je vous fais asseoir près de moi et je vous permets de m'embrasser, vous ne pensiez pas «ue j'allais me jeter à voire cou, dès que vous entreriez. ^
j LAFONT.
ye suis lu, comme un coupable. J'accepte tous les reprochés que vous me faites; je crois que vous en mériteriez aussi, j
Aucun.
LAFONT
Est-ce ma faute ou la vôtre si nos rapports ont changé tout à coup? Il n'y avait pas d'homme plus lioureux que moi, jusqu'au jour où votre existence a été bouleversée.
CLOTILDE
Qu'est-ce que vous dites ? Mon existence bouleversée ! Elle ne pouvait l'être que par vous, si je ne vous avais pas arrêté à temps.
LAFONT
Vous avez raison. Je ne sais pas pourquoi je reviens là-dessus. Laissons ce qui s'est passé.
CLOTILDE
Qu'est-ce qui s'est passé? (^ous êtes incorrigible. Je vous reçois, je vous écoute, je crois que vous regrettez sincèrement une conduite inexplicable, je me dis que
plus tard, si vous vous réformiez sérieusement, il ne serait pas impossible que je vous pardonne, et vous me fâchez encore avec ce mauvais esprit que je déteste en vous et que je n'ai jamais réussi à vaincrey il ne s'est rien passé du tout, vous entendez, rien, rien, rien, absolument rien! — Éloignez-vous.
LAFONT
Pourquoi ?
CLOTILDE
Eloignez-vous. Je désire me lever.
Non.
CLOTILDE