SI
LAFONT
Restons comme nous sommes.
CLOTIDE.
Laissez-moi me lever un instant... Vous ne partez pas encore . . .
LAFONT
Continuons.
CLOTILDE
Quelle exigence!
LAFONT
Vous no souffrez pas?
CLOTILDE
Je suis nerveuse et agitée.
LAFONT
Raison de plus.
ACTK TROISIÈME 79
CLOTILDE
Vous dites?
LAFONT
J'ai bien de la peine aussi à me dominer.
Allons, ne vous troublez pas, je resterai assis».
LAFONT
Vous pensiez donc un peu à me pardonner?
CLOTILDE
J'ai dit cela et j'ai eu tort.
LAFONT
Reprenons notre bonne existence d'autrefois.
CLOTILDE
A quoi bon? >ous ne serez jamais heureux avec moi et je ne serai jamais tranquille a»vec vous ; vous ne voulez pas comprendre ma situation:
LAFONT
Quelle situation?
CLOTILDE
Ma situation. Est-ce que je n'ai pas un mari, dont je dépends entièrement, et qui doit me trouver là toutes les fois qu'il le désire ? C'est bien le moins, vous l'avouerez. Voilà encore une bien grande faute de votre part et que vous vous éviteriez, si vous me connaissiez mieux.
LAFONT
Qu'est-ce que vous me reprochez?
CLOTILDE
/Vous n'aimez pas mon mari.
Mais si, je vous assure.
CLOTILDE
Mais non, je vous le garantis. Vous n'aimez pas Adolplie, je le vois à bien des choses. Ce sont peut-être vos caractères qui ne s'accordent pas ou bien la position qu veut ça.
LAFONT
Quelle injustice ! Wotre \mari ! Il n'a jamais eu que deux amis en ce monde ! ■
Deux?
Oai, deux.
Lesquels ?
CLOTILDE
LAFONT
CLOTILDE
LAFONT
(Vous et moi. dis Henu Laissons de côté les autres et parlons do nous. Voyons, Clotilde, soyez sincère, est-il vrai que vous me plaisiez ?
CLOTILDE
Ça, oui. Je crois que je suis à votre goût.
Uno affection comme la mienne ne se rcncontro pas tous les jours ; vous en tenez compte?