‹ La Parisienne; comédie en trois actesChapitre 6 sur 59 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LAFONT

Clotildc?

CLOTILDE

Quoi, mon ami?

LAFONT

Vous m'aimez?

CLOTILDE

Aujourd'hui moins qu'hier.

Vous désirez me voir heureux?

CLOTILDE

Je vous l'ai montré assez, je crois.

LAFONT

/J'ai peur de tous ces jeunes gens que vous rencontrez et qui tournent autour de vous. )

CLOTILDE

Vous avez bien tort. Je cause avec l'un et avec l'autre; le dos tourné, je ne sais plus seulement qui m'a parlé.

LAFONT

Vous ne vous rappelez personne que vous auriez encouragé sans le vouloir et qui se serait cru autorisé à vous écrire?

CLOTILDE

Personne.

LAFONT, piteusement.

Ouvrez ce secrétaire et donnez-moi cette lettre.

CLOTILDE

Encore ! Cette lettre est de mon amie, madame Doyen-Beaulieu, {MouTement de Lafont,) la plus vertueuse des femmes... sous ses airs évaporés. Je sais ce que Pauline m'écrit et je serai la première à vous le dire, quand vous ne me le demanderez plus.

Clotllde?

CLOTILDE

Après?

LAFONT

Vous êtes raisonnable?

CLOTILDE

Plus que jamais.

LAFONT

La tête est tranquille?

CLOTILDE

La tête est tranquille et le cœur aussi.

LAFONT

Pensez à moi, Ciotilde, et pensez à vous. Dites-vous qu'une imprudence est bien vite commise et qu'elle ne se répare jamais. Ne vous laissez pas aller à ce goût des aventures, qui fait aujourd'hui tant de victimes. Résistez, Ciotilde, résistez \{En me restant fidèle, vous restez digne et honorable ; le jour où vous me tromperiez...

Ello l'arrito, fait qaolquog paa vers la deuxième porto du fond et revient. CLOTILDE.

Prenez garde, voilà mon mari.i

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