ACTE PREMIER
LAFONT
Clotildc?
CLOTILDE
Quoi, mon ami?
LAFONT
Vous m'aimez?
CLOTILDE
Aujourd'hui moins qu'hier.
Vous désirez me voir heureux?
CLOTILDE
Je vous l'ai montré assez, je crois.
LAFONT
/J'ai peur de tous ces jeunes gens que vous rencontrez et qui tournent autour de vous. )
CLOTILDE
Vous avez bien tort. Je cause avec l'un et avec l'autre; le dos tourné, je ne sais plus seulement qui m'a parlé.
LAFONT
Vous ne vous rappelez personne que vous auriez encouragé sans le vouloir et qui se serait cru autorisé à vous écrire?
CLOTILDE
Personne.
LAFONT, piteusement.
Ouvrez ce secrétaire et donnez-moi cette lettre.
CLOTILDE
Encore ! Cette lettre est de mon amie, madame Doyen-Beaulieu, {MouTement de Lafont,) la plus vertueuse des femmes... sous ses airs évaporés. Je sais ce que Pauline m'écrit et je serai la première à vous le dire, quand vous ne me le demanderez plus.
Clotllde?
CLOTILDE
Après?
LAFONT
Vous êtes raisonnable?
CLOTILDE
Plus que jamais.
LAFONT
La tête est tranquille?
CLOTILDE
La tête est tranquille et le cœur aussi.
LAFONT
Pensez à moi, Ciotilde, et pensez à vous. Dites-vous qu'une imprudence est bien vite commise et qu'elle ne se répare jamais. Ne vous laissez pas aller à ce goût des aventures, qui fait aujourd'hui tant de victimes. Résistez, Ciotilde, résistez \{En me restant fidèle, vous restez digne et honorable ; le jour où vous me tromperiez...
Ello l'arrito, fait qaolquog paa vers la deuxième porto du fond et revient. CLOTILDE.
Prenez garde, voilà mon mari.i