‹ La paroisse de Saint-NicolasChapitre 14 sur 108 · Cf. Noces d'or de l'abbé L.-H. Paquet, pp · texte numérisé non relu

Cf. Noces d'or de l'abbé L.-H. Paquet, pp

vière ", mous voyons qu'au 16e siècle, Pierre Richard Pasquier, par son alliance, sans doute, avec la famille du seigneur de cette paroisse, était copropriétaire du manoir seigneurial de Saint-Martin. Si ce fut là l'ancêtre de la famille Paquet, sa situation dut être suivie de sérieux revers.

Le mom de Philippe Pasquier apparaît pour la première fois dans les recensements de 1666 et 1667. En 1669, l°rs de son mariage avec Françoise Gobeil, il vivait à l'Ile d'Orléans, où il fit souche 3. Il était maçon de son métier et cultivait en même temps un lopin de terre dans la paroisse de Saint-Jean, à l'embouchure et sur la rive Est de la rivière Lafleur. Sur le plan cadastral dressé en 1689 par le sieur Villeneuve, ingénieur du Roi, la maison et la grange de Philippe Pasquier sont indiquées par les chiffres 59 et 60. Sur la rive opposée, à peu près vis-à-vis ces constructions, se trouve la demeure de Jean Gobeil, dont la fille avait épousé Philippe Pasquier.

Les registres de la paroisse de Saint-Jean ne font aucune mention de la famille Paquet avant 1674. Jusqu'alors, un seul registre, tenu à Sainte-Famille, servait à l'inscription des baptêmes, mariages et sépultures, pour toute l'Ile d'Orléans. C'est dans ce registre que sont inscrits les baptêmes des trois premiers enfants de Philippe Pasquier. Pendant un siècle, la famille Paquet vécut dans l'Ile d'Orléans. Plusieurs descendants s'établirent dans les paroisses environnantes: Sainte-Famille, Saint-Pierre et Saint-François. Mais il vint un jour où ces bornes parurent trop étroites, et l'arbre poussa ses rejetons sur les deux rives du Saint-Laurent.

Vers l'année 1757, un rameau de cet arbre vigoureux, Etienne Paquet, vint s'établir près de la montagne de

3. Le nom de Pasquier s'est transformé en celui de Paquet; ce qui est arrivé à un grand nombre d'autres noms. C'est ainsi cme les Dumay sont aujourd'hui les Deniers, que les Mignier, de Charlesbourg, sont devenus les Magnan, etc.

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Saint- Sylvestre, dans la seigneurie de Saint-Gilles de Beaurivage. Il y demeura quelques années. Les registres de la paroisse de Saint-Nicolas nous apprennent que Etienne Paquet, fils de Philippe Paquet et de Dorothée Plante, de

Saint-Jean, Ile d'Orléans, épousa en 1762, Madeleine Deniers, fille de Michel Deniers et de Marguerite Gagnon. Les témoins de la cérémonie du mariage étaient Louis Demers, L. Beaurivage, Marguerite Gagnon, mère de l'épouse, Pierre Gouin, Michel Gagnon, beau-frère, et Ignace Desrochers, ptre.

Par cette alliance, comme par un premier anneau (car il y en a d'autres), la famille Paquet se rattache à la famille Deniers 4, laquelle a donné à FEglise et à la société plusieurs personnes marquantes. Nous avons déjà nommé Mgr Modeste Deniers, l'abbé Jérôme Deniers, fils du capitaine J.-B. Deniers, deux Récollets, le Père Louis et le Frère Alexis Deniers, le Père G. Deniers, l'avocat Amateur Deniers, le Dr Isaïe Deniers, la Rde Sœur Demers, ancienne supérieure des Sœurs Grises de la Croix d'Ottawa. Nommons encore l'abbé L. Benjamin Demers, ancien curé de Saint-Jean-Baptistede Québec, et l'auteur de plusieurs monographies de paroisses et d'une histoire de la famille Deniers; le Rév. Père Victor Charland, dominicain, auteur de " Questions d'histoire littéraire " et de " Madame Saincte Anne ", etc; MM. L.-J. Demers et Silvio Deniers, autrefois propriétaires de ' l'Evénement ", M. L.-J. Demers, de Saint-Romuald, ancien député de Lévis aux Communes, Madame Perkins, épouse de M. John Perkins, de la manufacture Duchaine et Perkins, de Québec, etc. — Par leur ascendance maternelle, le docteur Basile Desrochers, l'abbé J.-H. Fréchette, feu Louis

4. L'ancêtre des Demers, Jean Dumay. venait de Dieppe ; celui des Paquet, du Poitou. Il y a donc dans la famille Paquet un mélange de sang poitevin et de sang normand.

A. Olivier et Naz. Olivier, appartiennent aussi à celte famille.

Après son mariage avec Madeleine Deniers. Etienne Paquet semble avoir demeuré encore trois ans à Saint-Sylvestre. Puis, en 1765 :\ il acheta une terre au deuxième rang de la paroisse de Saint-Nicolas. Cette terre était bornée au nord-est par Baptiste Bergeron, et au sud-ouest par Louis Fréchette. Vers 1781, comme tout paraît l'indiquer, il descendit au premier rang. C'est en cette année que par un acte d'échange avec Joseph Bergeron, un des descendants d'André Bergeron, il devient propriétaire de la plus grande partie de la terre de ce dernier, et qu'il s'établit à l'endroit même où se trouve l'habitation ancestrale dont nous parlons au chapitre XL En 1787, Etienne Paquet, par un second échange avec Michel Bergeron6, fils de Joseph, fit l'acquisition d'un autre morceau de terrain attenant au premier, et que le vendeur tenait de sa mère. ,

En arrivant sur cette terre du premier rang, Etienne Paquet dut habiter pendant quelque temps la maison même d'André Bergeron, située d'après la tradition sur le coteau qui s'élève en arrière des bâtiments actuels (en face de la chapelle de N.-D. de Grâces ) , et qui domine le verger. Là passait l'ancien chemin. Cette maison, alors centenaire, et qui avait si souvent abrité le missionnaire de la côte de Lauzon, fut démolie, semble-t-il, peu de temps après l'arrivée d'Etienne Paquet. Le temps n'est pas encore très éloigné où l'on en voyait, nous assure-t-on, les fondations à fleur de sol. Nous croyons probable que le nouveau colon, dès la

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