‹ La paroisse de Saint-NicolasChapitre 15 sur 108 · Cf. Greffe de J.-C. Panet, 25 janvier · texte numérisé non relu

Cf. Greffe de J.-C. Panet, 25 janvier

6. Cf. Greffe de J. Cadet, notaire à Sainte-Croix, 28 mars 1787. — ■ Michel Bergeron avait épousé une sœur de Madeleine Deniers, et se trouvait ainsi en relations avec Etienne Paquet. Cette alliance fut sans doute une des raisons qui engagèrent ce dernier à se fixer là où nous le voyons établi, et elle dut faciliter les arrangements survenus entre lui et la famille Bergeron.

prise de possession de sa nouvelle terre, songea à se rapprocher de l'actuel chemin du Roi, tracé en 1718, puis élargi et amélioré quelques années plus tard. Ce nouveau chemin passait à trois arpents environ de la maison d'André Bergeron. La demeure des ancêtres, telle que nous la voyons présentement, ou du mokis la partie le plus ancienne de cette résidence, doit avoir à peu près cent vingt-cinq ou cent trente années d'existence.

La terre ancestrale de la famille Paquet à Saint-Nicolas n'a pas changé de nom. Elle est aujourd'hui la propriété du Lt.-Co. Et. -Th. Paquet, lequel la tient directement de ses ancêtres. Ceux-ci, tour à tour, la travaillèrent et l'améliorèrent. Elle n'était pas, il y a un siècle, ce que nous la voyons aujourd'hui. Le premier Etienne Paquet ouvrit sans doute, par son travail, une ère de progrès; mais chaque génération eut à faire sa part, dans le développement de la culture du sol, et dans l'élevage et la sélection du bétail.

Etienne Paquet que nous avons vu s'établir à Saint-Nicolas en 1765, au deuxième rang, puis vers 1781, au premier rang, eut sept enfants T. — L'aîné des garçons, Etienne- Théodore, né en 1766 et marié à Marie-Marguerite Filteau en 179T, hérita du bien paternel; c'était un homme intelligent et considéré dans la paroisse; il fut m'arguiller au commencement du siècle dernier. Nous en reparlerons dans un instant. — Louis-Michel, né en 1775, épousa Marie- Louise Croteau en 1798; il s'établit aux Longues-Pointes

7. Un des frères, en secondes noces, de Etienne Paquet, appelé Jean, s'établit également à Saint-Nicolas. Ses descendants ont été perdus de vue. Ils s'allièrent aux Marois, Dubois, Martin, Croteau, Roberge, Turcot, Ramsey, Carrier, etc.

de Saint-Nicolas, et y éleva une nombreuse famille. Il est l'ancêtre des Paquet établis à Saint-Etienne. L'instituteur Joseph Paquet, de Saint-Nicolas, appartient à cette branche 8. Un troisième fils mourut à deux ans. — Marie-Apolline, l'aînée des filles, se maria à Ignace Lambert, veuf d'Euphrosine Deniers, en 1908; elle mourut en 1842. Outre deux autres filles, mortes jeunes, il y en eut une, Marie-Madeleine, dont la vie, et celle de son fils, pourraient faire le thème d'un romain du plus saisissant intérêt. Nous résumons cette histoire.

Marie-Madeleine Paquet, née en 1764, épousa à Québec, le 18 mai 1790, Jean Bossu dit Lyonnais, 9 dont les ancêtres étaient originaires de St-Martin et St-Georges, évêché de Lyon. Il était arrimeur de navires à Québec 10. Il partit un jour, sur un vaisseau qu'il avait construit, et, comme dans la légende du " petit navire ", capitaine et équipage ne revinrent pas. On suppose que M. Lyonnais périt en mer ; jamais plus ses parents n'en entendirent parler.

De ce mariage étaient nés trois enfants : Marie-Geneviève, baptisée le 15 décembre 1794: Jean-François, baptisé le 26 décembre, 1795, et Marguerite, baptisée le 6 novembre 1797. Le voyage malheureux de Jean Bossu dit Lyonnais se fit vraisemblablement dans l'été de 1797, car au baptême de la dernière fille de cette année les registres de Notre- Dame-de-Québec signalent l'absence du père, tandis que le 2.7 mars de cette même année, il donnait une quittance à son

8. Joseph Paquet, diplômé de l'Ecole normale Laval de Québec, enseigne à l'Académie Commerciale de Québec depuis cinq ans.

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