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Qaant à la mère du Docteur, Marie-Madeleine Paquet, veuve de Jean Bossu dit Lyonnais, elle resta un certain nombre d'années à Québec, chez le Dr Fischer; car le 7 janvier 181 3, celui-ci lui fait un don considérable en argent " pour les bons et anciens services que Madame Lyonnais lui avait rendus ". Vers 1820, oin constate qu'elle demeure à Saint-Nicolas, dans la maison de son fils, le Dr Lyonnais, où elle était venue résider sans doute en même temps que lui. Elle mourut le 29 novembre 1833. Par son testament, dont son neveu Benjamin Paquet était l'exécuteur, elle léguait ses effets mobiliers et le résidu de sa succession à son fils le Dr Lyonnais, alors domicilié à Saint-Athamase-d'Iberville. Si nous en jugeons par la note laissée, dans le livre du prône paroissial, par M. le curé Dut" résine, cette femme de mérite était très estimée à Saint-Nicolas, et hautement honorée. Le curé fait d'elle les plus grands éloges.
Etienne Paquet était mort le 28 mars 1810, à l'âge de 87 ans. Son fils Etienne-Théodore, qui lui succéda sur le bien paternel, en vertu d'une donation ratifiée par un testament fait en 1805 x2> s'était marié, nous l'avons dit, à Marie-Marguerite Filteau, fille de Charles Filteau, de Saint-Nicolas 13.
12. En cette année 1805, Etienne Paquet, alors âgé de 82 ans, put se rendre à Québec (Haute-Ville, rue Buadeï chez les notaires Planté et Chavigny de Lachevrotière, pour v faire son testament. Marie-Madeleine Deniers, son épouse, âgée elle-même de 69 ans, raccompagnait. Plus jeune que son mari, elle lui survécut quelques années, et mourut en 1814 à l'âge de 78 ans.
13. C'est à cette famille qu'appartient Mère Sainte-Augustine, fille de M. Octave Filteau, des Sœurs de la Charité de Québec, et qu'appartenait feu L.-H. Filteau, mort à l'Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur, l'an dernier, auteur d'une Généalogie de la Famille Filteau, et aussi des Familles Martineau et Paquet, et qui a laissé à Ottawa où il a passé de longues années, une réputation de parfait gentilhomme et de chrétien pratiquant et convaincu. L'Action Catholique et le Droit lui ont rendu, à sa mort, un bel hommage.
Il continua avec courage l'œuvre de défrichement commencée avant lui et s'efforça d'améliorer et d'agrandir 14, l'héritage qu'il avait reçu. Il fut aidé de bonne heure dans son exploitation agricole par ses fils qui étaient au nombre de quatre : Etienne, Benjamin, Ignace et Olivier.
Benjamin resta avec son père.
Né en 1797, et marié le 7 nov. 1820, à Rose Lambert, sœur de la femme de son frère Etienne, et personne "très* belle et très aimable ", nous dit la tradition, il n'eut pas d'enfants. L'instruction qu'il avait pu acquérir et son talent des affaires lui permirent de conduire avec succès, en même temps que les travaux de la ferme, un commerce local qui devint florissant. " C'était, nous dit son neveu, Mgr Benjamin Paquet, dans ses " Mémoires " ir\ un horrïme tout à fait remarquable par ses talents, ses vertus, ses goûts et ses manières de gentilhomme. Il jouissait, côrnmje tel, d'une réputation bien méritée, non seulement dans la paroisse de Saint- Nicolas, mais encore dans les paroisses environnantes 1(î. Il était aussi un homme de progrès ir. Sa terre était très bien tenue. Pendant toute sa vie, il fut le bras droit de Monsieur le Curé et à la tête de toutes les bonnes œuvres. '
Ses trois frères, Etienne, Ignace et Olivier, feront l'objet de trois chapitres distincts. Nous ajouterons ici quelques mots sur ses sœurs, Marguerite, Christine et Marie.
14. En 1809. les actes notariés nous apprennent qu'il acheta. deux propriétés à Vit-Content. (J.-E. Roy, Hist. Seigneurie de Lauzon, vol. III, P- 415)- , , "...
T5. Vol. I. p. 2. •••...-•■
16. On peut voir, dans le salon de la demeure ancestrale, un beau portrait du grand'oncle Benjamin Paquet, fait à Rome, sous la direction de Mgr Benjamin, et où l'on découvre une ressemblance très visible entre l'oncle et le neveu. C'est une ligure empreinte de distinction, d'intelligence et de bonté.
•17. M. Paquet était un des conseillers qui, en 1846, sous l'administra^ ton de son beau-frère le notaire Grégoire, maire, travaillèrent à faire ouvrir le passage Baker.
Marguerite Paquet, née en 1793. épousa le 19 février 181 1 , Augustin Gingras, cultivateur de Saint-Nicolas. Elle mourut en 1859, Nazaire Gingras, ancien maire de Saint- Nicolas, homme d'arï aires très intelligent, et l'ami intime de plusieurs hommes politiques, tels que M. François Lemieux (aujourd'hui juge en chef), et père de la révde Mère St- Nazaire, des Sœurs de la Charité, est un de ses fils. Le Dr Nazaire Gingras, de Charnv, feu le Dr Aurèle Noël et le Dr Léon Noël, de Saint-Ferdinand, le notaire Auguste Gingras, de Québec, la Révérende Mère "Saint- Arcadius, de la Congrégation de Notre-Dame, hlle de feu Arcade Olivier et personne de grand talent, sont de ses descendants.
Christine Pâquef, née en t8oï, épousa de son côté, le 3' octobre 1820, Clément Demers, autre cultivateur de Saint- Nicolas. Elle a vécu jusqu'à l'âge avancé de 91 ans: ce qui prouve que le talent n'abrège pas la vie. Car ce fut une laborieuse dans toute la force du ternie. Cette femme de mérite a laissé une nombreuse postérité, à laquelle appartient M. Chs Deniers, l'étudiant en médecine que nous avons déjà nommé, avec ses quatre sœurs religieuses, mères St-Alfred, St-Clément, St-Auguste, et Marie de la Foi, de l'Institut dés SS. de la Charité de Québec.
Marie Paquet, née en 1816, épousa le 27 septembre 1831, le notaire Olivier Grégoire, natif de la Pointe-aux-Tremblés, mais qui passa presque toute sa vie à Saint-Nicolas, où il exerça sa profession. Sa résidence se trouvait à l'endroit* occupé aujourd'hui par le Couvent. Nous lisons dans l'"Histoire de la Seigneurie de Lauzon " 1S :
En 1827 Olivier Grégoire, qui avait été nomme notaire le 5 octobre de cette année, commença à pratiquer à Saint- Nicolas, et pendant près de cinquante ans, il y tint modeste-