Dictionnaire cit
Il est évident que les paroisses de Saint-Nicolas et de Saint-Antoine-de-Tilly ont une commune origine. Les deux sont désignées sous le nom de " Villieu " par les historiens. Toutefois, Mgr de Saint- Vallier écrit " Villieu ", mais avec Saint-Nicolas entre parenthèse 4. Le missionnaire de Saint- Nicolas, M. le Picart, qui desservit en même temps Saint- Antoine jusqu'en 1712, signe et s'intitule Missionnaire de ces deux paroisses. C'est à partir de 1694, que la paroisse prend définitivement le nom de Saint-Nicolas.
Nous avons dit que les colons avaient tout d'abord choisi les terres du haut de la paroisse. Ils y furent encouragés par M. de Berrnen de la Martinière qui succéda aux de Lauzon, en 1668, dans l'administration de la Seigneurie de la Côte de Lauzon. Celui-ci ne craignit pas de franchir le Sault de la Chaudière, et d'activer la colonisation dans la partie ouest, où le courant s'était établi de lui-même. Cette préférence doit s'attribuer à des causes toutes locales. En face de Saint- Xicolas, sur la rive opposée du fleuve Saint-Laurent, s'étendaient les belles paroisses de Saint-Augustin, de la Pointeaux-Trembles, de Sillerv, de Sainte-Foy et du Cap-Rouge, dont les établissements remontaient à peu d'aimées auparavant. Toutes ces terres étaient prises, et le trop plein de la population se déversait tout naturellement sur la rive sud, dans les beaux domaines dont on voyait les bois touffus. C'est donc de ces paroisses que vinrent les premiers habitants de Saint- Nicolas : d'abord, les membres d'une même famille, les oncles, les cousins, les beaux-frères, unis par des intérêts communs et une bienveillance mutuelle, puis des amis, des connaissances, etc.
Bien que relevant de Saint-Joseph-de-Lévis, les colons étaient fréquemment visités par les missionnaires de la Pointe-aux-Trembles. Aussi, voyons-tnous souvent dans les