Mandements des Bvêques de Québec, vol. I, p
registres de cette paroisse les noms des colons établis à la Côte de Lanzon.
Tons, à peu près, étaient originaires des seigneuries du nord. Pour aller voir leurs parents et leurs amis, il leur suffisait d'une petite demi-heure. En hissant quelques verges de toile à leur mât, la brise et la marée aidant, ils allaient d'une rive à l'autre, sans trop de difficultés. En hiver, quand le pont de glace reliait les deux rives du fleuve, les colons échangeaient de joyeuses visites, surtout durant les fêtes du jour de Tan. Les anciens de la paroisse de Saint-Xicolas ont gardé le souvenir de ces aimables relations et en ont même, nous le verrons, fait revivre la coutume.
C'est vers cette même époque que les Jésuites de Québec fondèrent une mission pour les sauvages Abénakis, dans le bas de la paroisse de Saint-Xicolas. Ils lui donnèrent le nom de Saint-François-de-Sales \ Dès 1684, la mission comptait 500 âmes. Quand, vingt-cinq ans plus tard, les sauvages abandonnèrent la paroisse pour aller s'établir â Bécancourt et à Saint-François, ils étaient au nombre de 1500. D'après la tradition, cette mission se trouvait établie sur les coteaux de la terre que possède aujourd'hui M. Guillaume Deniers. L'église faisait centre et tout autour rayonnaient de longues rangées de wigvvams. Pendant longtemps, ces pauvres sauvages revinrent par groupes à Saint-Xicolas, durant l'été. Installés sur les bords de la rivière Rouër G (dite aussi Aux Nœuds ou Aulncuse et Rouard ), ou sur les rivages du Saint- Laurent, ils fabriquaient des paniers avec du frêne qu'ils braconnaient ca et là. sur les terres des habitants.