Cf. J.-E. Rov, Hist. de la Seigneurie de Lanzon, vol. I
6. Cette rivière tire son nom de' Louis Rouër de Villeraye, lieutenant civil et criminel, membre du conseil souverain de Québec, dont l'une des petites filles, épousa en secondes noces Denis Rousseau, fils de Jacques, le premier de ce nom qui se soit établi à Saint-Xicolas. Le plan officiel du cadastre indique la rivière susdite sous le nom de rivière aux Aulnes*
Les premiers colons s'établirent sur cette paroisse peu de temps avant 16S3, puisqu'en cette année, nous avons vu qu'oui y comptait quatre familles seulement, à partir de la Seigneurie de Yillieu (Tilly)7.
Le premier missionnaire qui accomplit les cérémonies religieuses à Saint-Nicolas est M. Claude Volant de Saint- Claude qui parcourait une partie de la rive sud, de temps en temps, et qui tenait les registres à Saint-Joseph de Lévis pour toute la Côte de Lauzon.
Les registres de la paroisse de Saint-Nicolas s'ouvrent le 25 décembre 1694. Nous avons dit que les cérémonies religieuses eurent d'abord lieu dans la maison d'André Bergeron, dont un de ses descendants, M. Georges Laliberté, possède aujourd'hui une partie de la terre. L'autre partie, précisément celle où était bâtie la maison d'André Bergeron, se trouve comprise dans la terre ancestrale de la famille Paquet, aujourd'hui la propriété du Lieutenant-Colonel Paquet.
A partir de 1695, les registres de la paroisse nous apprennent que les cérémonies du culte se faisaient par intervalles dans une petite chapelle construite sur les hauteurs de l'anse du vieux Moulin, à l'embouchure des ruisseaux Couture et Grenon. Un cimetière existait non loin de cette chapelle. Celle-ci s'élevait sur un morceau de terre de deux arpents donné par André Derpers. Le Vieux Moulin, auquel cet endroit emprunte son nom, a dû être bâti vers 1690, et la cha]>elle peu de temps après. Cette terre du Vieux Moulin
7. La seigneurie de Yillieu fut concédée le 29 octobre 1672, au sieur Pierre de Villieu, lieutenant au Régiment de Carignan. Le 31 août i/OO; Claude Sébastien de Villieu qui avait acquis les droits de son frère, la vendit à Pierre Le Gardeur, sieur de Tilly, et la seigneurie prit dès lors le nom de Tillv. Aorès l'érection de Saint-Nicolas en paroisse, en 1694, le nom de Villieu disparaît pour toujours.
est indiquée sur le plan cadastra, de M. de Catalogne, dressé
en l7°9' ■ ;0iA ,lp Saint-Nicolas date de 1694-
^-^r^ïetbtdele année que Mgr de
Et c-est au mai le f -*t]on canonique de la paroisse,
Se^-l^ent à eette date. Sur la première page, ri, untvmne en ^^fi^ de la Marti-
•CeStT TS - U— civil à Québec, et alors mère, Juge, ConseiUe e ^ k parQisse
•^^^S « -int. Monsieur de la Marfut mise sous le Pat,ona-e , fondation de la paroisse,
*niére, qui -^^^^oisse de Saint-Nicoétait originaire de la Perte \ ican , 1 s
s, province de Normandie d^ese de^Chart es Le premier desservant ■ «£» t f* M. 1 ^ huit ans à Saint-N,colas ( i ^J^M 1 ,
D réussit à reconstituer les régimes ^ deu ^ ^
dentés qui avaient ete perdu, Pm de P J & ^ ^ vée, M. le Picart acheta al ^de P^ ^ ^^
vi- Moulin, de, «* £**£* une église et un presarpents de front, su la( »eUe Ue ue ,5 ou
bytère» L'humble chapelle ^™t ^ terre au sei-
EU étaient confits le J-J^g- * «*
^aTdont S l^rt devaient ressembler en^enau
Nico.etE Amp°rès un séjour d'une çjumxawe d« «^nadiens.Fra„Çau . et
vit ses principaux ouvrages. m*»
temple de Jérusalem! Seule la croix de fer, surmontée du coq gaulois, reste comme souvenir. Elle a été conservée avec soin par la famille de M. France Derniers. Les passants peuvent la voir devant la maison de cette famille, une des plus anciennes de la paroisse.
Après le départ de M. le Picart, le 25 septembre 171 3, la paroisse resta sans titulaire. Elle fut desservie pendant une dizaine d'années par des Récollets, des Jésuites et le curé Resche de Saint-Antoine-de-Tilly, dont le nom! apparaît fréquemment dans les registres de l'année 1721.
L'année précédente, comme la première église en bois tombait en ruine, et qu'elle n'était plus centrale, plusieurs habitants supplièrent Mgr l' Evoque de Québec de leur accorder la permission de construire unie deuxième église, en pierre. Tout le monde était d'accord sur la construction elle-même, non toutefois sur le choix du terrain. On temporisa ; puis au mois de juin 1721, le Conseil Souverain statua définitivement qu'une deuxième église, en pierre, serait en effet construite au village actuel de Saint-Nicolas 10.
Cette décision ne regardait pas seulement cette paroisse. L'arrêt qui est signé par Mgr l'Evêque de Québec, M. de Vaudreuil et Bégon, réglait en même temps l'étendue de toutes les paroisses de la Nouvelle-France et tranchait un grand nombre de difficultés pendantes relatives à la construction des églises, des presbytères, etc. Ce règlement, sanctionné à Paris le 3 mars 1722, déterminait comme suit les limites de la paroisse de Saint-Nicolas, et le site de la deuxième éelise :
"l'Ame Américaine" (2 vols), il vécut quatre ans à Québec. Il est mort il y a une dizaine d'années à Central Falls, E. U., où habite aujourd'hui sa famille. Un des frères d'Edmond, M. Lorenzo De Nevers, après un stage à Paris de plusieurs années, est devenu un artiste-peintre remarquable.
10. Cf. Hdits et Ordonnances, vol. I, p. 451. — En 1845, Ie gouverneur du Canada confirmait cette ordonnance avec plusieurs autres. Cf. Gazette du Canada, 1845, Page 1871.
L'étendue de la dite paroisse, située en la Seigneurie de Lauzon au bout d'en haut sera de trois lieues et dix-sept arpents que contient le reste du front de la dite seigneurie, à prendre, du côté (Vqu bas, depuis la rivière du Sault de la Chaudière, en remontant le long du fleuve, jusqu'au fief ll de la dite dame Beaudoin, relevant de la seigneurie de Tillv, ensemble des profondeurs renfermées dans ces bornes; et sur les représentations du seigneur (Charest) et habitants de la dite paroisse, seront la nouvelle église, cimetière et presbytère et jardin pour le curé placés sur les deux arpents de terre en superficie donnés pour cet effet par Jacques Beaufort, outre lesquels le sieur Charest, seigneur de la dite côte, donnera suivant ses ordres, quatre arpents de terre de front sur quarante de profondeur.
Il fut donc décidé que l'église et le presbytère se bâtiraient sur les deux arpents que Jacques Beaufort. farinier. avait donnés à la Fabrique en 1720, à la condition que Beaufort aurait son banc au premier rang de l'église. Le cimetière ainsi que le jardin pour le curé, étaient compris dans ces deux arpents. Le 14 mars 1725. Charest donna à la fabrique une terre de 4 arpents de front, sur 40 de profondeur, située un peu plus bas et bornée au sud-ouest par Jos. Deniers, et au nord-est par Pierre Renaud. B fit don, en même temps, d'un morceau de terre touchant à celui donné par Jacques Beaufort, et prolongeant ce dernier jusqu'au fleuve : c'est là que se trouve l'ancien verger et le bocage actuel du curé.
Pendant tout ce temps, trois desservants s'étaient succédé à Saimt-Xicolas. Enfin, le 9 juin 1728 12, sous l'administration de M. Rouillard, et sur l'emplacement qu'occupe le presbytère d'aujourd'hui, eut lieu la bénédiction de la première pierre de la deuxième église, ( la troisième si nous comptons la chapelle de 1690). Cette première pierre fut posée par le