L'orgue est dû à l'initiative de M. l'abbé Bureau
re de la collection, a été donné à l'Université Laval, en
875, à la demande de Mgr Hamel.
Les confréries et pratiques pieuses et bienfaisantes, établies à Saint-Nicolas, sont les suivantes : Le Saint Scapulaire, 1841 : Le Chemin de la Croix, 1843 : l'Apostolat de la prière, 1863 : la Société de colonisation, 1888; les Dames de Sainte- Anne. 1888: la Sainte-Famille, 1893: les Enfants de Marie, 1903: la Société de Tempérance, 1907: niais la tempérance avait été prêchée et établie dès 1841. Une Association de navigateurs, jadis nombreux dans la paroisse, fut fondée sous le patronage de la Bonne Sainte- Anne, en 1873 ^*ne lampe donnée à cette occasion devra brûler à perpétuité devant le Saint Sacrement. Le symbole de cette confrérie est le petit navire que l'on voit encore suspendu à la voûte.
L'église de Saint-Xicolas. malgré certains défauts, peut être considérée comme une de nos belles églises de campagne. Vue du fleuve dont elle n'est séparée que par quelques arpents et qu'elle surplombe, elle présente un beau coup d'œil. Le cimetière où s'élèvent plusieurs monuments de prix, descend du côté nord, vers la falaise; déjà agrandi en 1888, il atteint depuis l'année dernière le lxu'd de la côte. M. l'abbé Bureau fit poser, du côté sud, une solide clôture en fer avec porte surmontée de deux anges, annonciateurs du jugement. Nous croyons savoir que M. Cantin projette l'érection d'un calvaire qui dominera et protégera le champ des morts.
Au temps des chantiers Ross, maintenant disparus, la paroisse de Saint-Xicolas jouit d'une grande prospérité industrielle et commerciale qui activa beaucoup le mouvement de la population. Exclusivement agricole, la population actuelle n'est plus que de 1475 âmes. La valeur des biens- fonds impo-
sables, pour toute la paroisse, est estimée à près d'un demi million. On trouve dans la paroisse une succursale de la Banque Nationale, un bureau de téléphone, une charronnerie, deux beurreries H\ trois moulins à scies, deux moulins à farine, de bons magasins, etc. Il existait déjà à Saint-Nicolas un cercle agricole ; une société coopérative vient d'y être fondée.
Erigée en 1722, sous le régime français, la municipalité de Saint-Nicolas a été reconnue sous le régime anglais, le 18 juin 1845. En 191 2, le sud de la paroisse s'est détaché du nord et a été érigé en municipalité séparée. A deux reprises le territoire de la paroisse a été démembré: le 1 1 mai 185 1, une partie fut annexée à la paroisse de Saint-Lambert, et le 24 septembre 1860, une autre partie fut incorporée à la paroisse de Saint-Etienne.
Disons quelques mots de l'éducation. A Saint-Nicolas, comme ailleurs, dans la province de Québec, l'instruction fut lente à s'introduire dans les familles. Cette paroisse a vu les maîtres d'écoles et les notaires ambulants. Portant comme une .pacotille leur écritoire et leurs livres, ces hommes allaient de maison en maison, enseignant les enfants et même les grandes personnes, et faisant les contrats. Si les notaires étaient assez bien payés, les professeurs ambulants recevaient maigre pitance. Le système, il faut le dire, valait peu.
Des citoyens de progrès, par la force de leur volonté et par leur persévérance, réussirent néanmoins à se faire un bagage intellectuel suffisant pour remplir avec succès des fonc-
19. Les produits laitiers de St-Xicolas, notamment ceux de la beurrerie du haut de la paroisse, jouissent sur le marché d'un très grand renom.
tiens publiques importantes. Tels furent, en particulier, ceux qui obtenaient des gracies clans la milice territoriale.
Le capitaine J.-Bte Deniers, le lieutenant Filteaui, le brigadier Ignace Lambert étaient assez instruits pour écrire des ordres et transmettre des rapports au Gouvernement.
En l'année 1816, alors que se dessinaient divers mouvements en faveur de l'éducation, et entre autres celui de ' l'Institution royale ", le gouverneur Drnmmond nomma le capitaine J.-B. Deniers, le capitaine Antoine Fréchette et François Gagnon, commissaires pour voir à l'érection d'une maison d'école clans Saint-Xicolas. Le 10 avril de la même année, il choisit Ignace -McDonald, comme instituteur, avec un salaire de 50 louis. En 1820, quarante enfants fréquentaient cette école. On y enseignait la lecture, l'écriture, le français et l'anglais. McDonald enseigna à Saint-Xicolas, comme instituteur régulier, de 1816 à 1828; il fit ensuite des classes de maison en maison.
En 1829, on compte 3 maîtres d'écoles, François Prévost, Joseph Croteau et Marie Z. Guay, qui font la classe à 1 1 1 enfants, sur lesquels 59 ne paient rien. La paroisse recevait à cette époque une allocation du gouvernement de 40 louis pour le soutien de ses écoles. En 1831, on constate un progrès notable clans l'éducation. La paroisse a huit maîtres d'école : MM. Georges de la Perelle, A. Mauffet, Joseph Gagnon, Laurent Paquet, Julien Martineau, Joseph Lemay, Joseph Croteau et M. Martineau 20.
Quelques années plus tard (1859), Saint-Xicolas avait une école modèle, et le titulaire était M. J.-Bte Cloutier qui devait faire sa marque clans l'enseignement. M. Cloutier enseigna d'abord avec succès à Saint-Nicolas, de 1849 à
20. Parmi les instituteurs nés à St-Xicolas, mentionnons MM. Victor Bérubé et Stanislas Fréchette qui enseignèrent, croyons-nous, en dehors de la paroisse. Le nombre des institutrices diplômées, nées en cette même paroisse, est considérable et s'accroît chaque année.
1858- Puis, entré à l'Ecole monnaie Laval comme élève, il en devint, après un nouveau stage à Saint-Nicolas, un des professeurs les plus distingués. Depuis 1891, il est à sa retraite. En 1880, M. Cloutier fonda une revue pédagogique " l'Enseignement Primaire ", qu'il rédigea jusqu'en 1890. Cette revue passa alors sous la direction de M. C.-J. Magnan, ancien professeur à l'Ecole Normale Laval de Québec, et aujourd'hui inspecteur général des Ecoles Catholiques de la province.
Dès que l'Acte dit des " Ecoles de Fabrique " fut promulgué LM. M. le curé Dufresne travailla à organiser ce nouveau système scolaire. Mais ce fut sous son successeur, M. Etienne Eaillargeon, que la première école de Fabrique fut ouverte. Parmi les titulaires de cette école, on signale Melle Marçelline Dubois, personne d'un réel talent pédagogique, et d'une rare vertu, qui enseigna durant plusieurs années à la satisfaction générale. On rapporte qu'elle songea, sous l'inspiration du curé, à fonder une communauté enseignante ". Les circonstances ne le lui permirent pas. Elle fut remplacée par les Sœurs de la Charité.
C'est en 1870, à la demande de M. le curé Gauvreau qui venait de succéder à M. Eaillargeon, que les Sœurs de la Charité arrivèrent à Saint-Nicolas. Elles s'établirent d'abord dans la vieille école. Le 8 octobre 1871, avait lieu la bénédiction d'une chapelle dams cette maison. En 1876, M. Bureau, successeur de M. Gauvreau, acheta du notaire Grégoire un terrain où il entreprit la construction d'un couvent, le couvent actuel. Les classes s'ouvrirent le 1er septembre de l'année suivante. En 1879, le curé s'entendit avec la commission scolaire, et moyennant augmentation de salaire, les