‹ La Paroisse de St-Romuald d'Etchemin avant et depuis son érectionChapitre 31 sur 73 · II. — Les familles Irlandaises catholiques · texte numérisé non relu

II. — Les familles Irlandaises catholiques

Dans le document que nous avons étudié, nous ne trouvons que les noms des familles des tenanciers canadiens-français. On doit se demander quelle était le nombre des familles irlandaises arrivées avec les autres immigrants et fixées à Etchemin en 1830. Nous n'avons pour nous guider qu'une requête des Irlandais de Belair et d'Etchemin, adressée à Pévêque de Québec en date du 27 mars 1830, pour demander un curé parlant l'anglais. Au pied de cette requête, on lit les noms des Irlandais qui sont alors établis à Etchemin, à part de ceux qui sont dans la concession de Belair.

Les voici :

John McNaughton, — Hugh Scullon, — Thomas Hickay, — James Clancy, — Owen Quinn, — William McLaughlin, — Daniel Mooney, — Alexander Mason, — William Gething, — Timothy Fernan, — Dennis Smith, — James Henry, — John Quinn, — John Clain. (1)

Dans cette liste de noms irlandais, nous devons saluer avec respect M. JOHN McNAUGHTON qui a été, pendant longtemps, un digne citoyen d'Etchemin où il a fini sa vie. Originaire de Cork, Irlande, il était le gérant du chantier de madriers de MM. Hamilton, et il était si connu des gens de la place que l'on ne disait point, travailler chez MM. Hamilton, mais travailler

(1) Voir archevêché de Québec ; cartable de St-Jean-Chrysostôme,

— iço —

chez John, tout court. Il a laissé une famille nombreuse et très respectable. Il a été l'un des premiers marguilliers de St-Romuald.

Nous ne sommes pas en état de faire l'histoire des autres familles dont nous avons donné les noms. Nous nous permettrons seulement de rappeler que nous avons déjà dit, d'après le témoignage de Bouchette, que de nombreuses maisons étaient bâties en 1815 dans l'anse de New-Liverpool, pour le logement des travailleurs. (1)

Le flot de l'immigration grossissait d'ailleurs tous les ans. Quelques années plus tard, le nombre des familles irlandaises devait beaucoup augmenter. C'est ainsi que peu après 1830, on voit arriver à Etchemin, un autre irlandais bien honorable, M. PATRICK SHAUGHNESSEY qui devait, lui aussi, y finir ses jours. M. Patrick Shaughnessey était à l'emploi de Sir John Caldwell, sur les moulins d'Etchemin, et il bâtit sur le côté sud du petit étang, à quelque distance du chemin du roi, une rangée de maisons destinées à recevoir les familles irlandaises ; c'est ce que les canadiens appelaient le " Faubourg à Paddy." M. Shaughnessey n'eut qu'une fille, Ellen, qui se maria avec M. Johnny Vachon, marchand et mesureur de bois. Après la mort de sa femme qui avait hérité de son père, M. Vachon se trouva possesseur du faubourg à Paddy. Il se maria en seconde noce, avec Camille Roberge, fille de Hubert Roberge, de New-Liverpool. M. Johnny Vachon est mort à St-Romuald en 1906, à l'âge de près de 80 ans.

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