‹ La paroisseChapitre 38 sur 87 · SIÈCLE · texte numérisé non relu

SIÈCLE

réforme allait ainsi s'appliquer jusqu'aux plus humbles paroisses. La même année, un synode se tint à Rouen, par les soins de Guillaume le Conquérant, afin de traduire en actes les mesures arrêtées par le Pontife, spécialement contre la simonie consistant à vendre ou à acheter une abbaye, un archidiaconé, un doyenné ou une paroisse *.

Dans un synode tenu au Latran, en 1078, Grégoire VII renouvela les règles formulées quatre ans auparavant : défense de recevoir une investiture ecclésiastique de l'empereur, du roi ou d'un laïque quelconque, sous peine d'excommunication ; interdiction aux évêques de faire payer des prébendes, d'ordonner des clercs à prix d'argent et sans l'assentiment du clergé et du peuple, enfin de tolérer, moyennant paiement, la mauvaise vie des clercs (can. 2, 3, 4, 11 1. Au synode de 1080, le pape se montra encore plus sévère sur la question de l'investiture. Il ordonnait de tenir pour nulle toute attribution d'évêché, d'abbaye ou de paroisse faite par un laïque, et il prononçait l'excommunication contre ce dernier (can. 1, 2). Le vaillant Pontife ne s'en tenait pas à des condamnations générales. L'empereur Henri IV dut plier devant lui. Le roi de France, Philippe P^, fut l'objet de ses remontrances et de ses menaces, à cause des ventes et des pillages qu'il se permettait au sujet des biens d'Eglise '^. Les évêques et les seigneurs ne furent pas épargnés, quand ils usèrent des mêmes procédés injustes.

Grégoire VII posa ainsi, d'une main énergique, les

1. Can. 1. On voit apparaître ici une division du diocèse identique à celle qui est encore en usage.

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