‹ La paroisseChapitre 74 sur 87 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Les Etats généraux de 1789 eurent pour préliminaires la préparation des cahiers, dans lesquels les trois ordres de la noblesse, du clergé et du tiers état faisaient connaître leurs vues sur les réformes à opérer. Ces cahiers sont unanimes sur la nécessité d'améliorer la situation des curés et des desservants de paroisses. Pour y réussir, un moyen s'impose : une meilleure répartition des revenus ecclésiastiques et la suppression de tous les bénéfices qui n'ont plus de raison d'exister. Mais les esprits aigris par de longs abus et animés contre l'Eglise de rancunes que le jansénisme et le voltairianisme ont exaspérées, sont mal préparés à aborder avec sang-froid une réforme nécessaire.

Sans savoir aucun gré aux prélats de l'abandon de leurs privilèges et de leurs riches dotations, sans tenir compte au clergé de second ordre du puissant appoint qu'il a apporté à la prépondérance du tiersétat, l'Assemblée constituante vote, le 12 juillet 1790, la constitution civile du clergé. En vertu de cet acte, « le plus inqualifiable de l'Assemblée et la plus grande faute qu'elle eût encore commise ' », toute l'organi-

Page 1