‹ La parole française (volume 3)Chapitre 8 sur 29 · CONJUGAISON ET PRONONCIATION · texte numérisé non relu

CONJUGAISON ET PRONONCIATION

I. Je suis votre professeur, monsieur. Vous êtes mon élève. Madame est aussi mon élève. Tu étudies le français, George. Tu es mon élève. Toute la classe étudie le français sous ma direction; j'aime la belle langue française, claire et harmonieuse. Vous et moi nous prononçons parfaitement <2^r^<;^^<2<^r<^. George ouvre la bouche largement. Il prononce admirable-

ment âbrâcâdâbrâ. — Je vous salue, mesdames. Commençons notre quatrième leçon. Toute la classe est elle présente ? — Non. — Qui est absent? Mademoiselle George est abse7it. — Ne dites pas absent ^xX.&'à absente. En français les adjectifs ont deux terminaisons différentes, une pour le masculin, l'autre pour le féminin (absent, absente.) Prononcez fortement le t de abseitte. Grand, grande; assis, assise; petit, petite; harmonieux, harmonieuse ; clair, claire. Comprenez-vous ? — Oui, nous compre7ions.

Nous sommes tous présents, excepté mademoiselle George, n'est ce pas ? — Oui. Est-elle malade ? — Je n en sais rien.

2. George, lève toi. Etudies-tu le français? — J'étudie le français. — Tu étudies et j'enseigne. Qui enseigne? — Vous. — Vroï\oviQ.ç.votts enseignez, — Vous enseignez, monsieur ; vous êtes m.on professeur.— Tous mes élèves sont-ils ici ? — Tous, excepté madem^oiselle George. — Prononce toits. Ne dis pas tou. Prononcez tous, mesdames, avec s sonore. Mademoiselle, savez-vous nommer toutes les parties du corps? — Non. — Moi, je sais nommer les parties du corps. Voilà la principale partie. C'est la tête. Montrez la tête. — Voilà la tête. — Vous avez une tête et j'ai une tête. Nous avons tous une tête. As-tu

une bonne tête, George ? — ye ne comprends pas, — Tu ne comprends pas ? Comprenez-vous, monsieur?— Non. — Comprenez-vous le m.oX.ex cellent. — Oui. — Eh bien ! excellent est le superlatif de bon. — As-tu une bonne tête George? — J'ai une bo7ine tète. — Savez-vous pourquoi la tête est la principale partie du corps? Pourquoi? Vous ne répondez pas. Vous ne pouvez pas répondre en français. Dites : je ne peux pas dire, pourquoi la tête est la principale partie du corps. Écoutez ! le cerveau est dans la tête. Le cerveau est l'organe de la pensée. Comprenez-vous ? — Oui. — Où est le cerveau ? — Dans la tète. — Pou. vez-vous concevoir un homme sans tête ? — Je ne peux pas. — Pouvez-vous concevoir un homme sans doigts et sans mains ? — Je peux coitcevoir un homme sans doigts et sans mains.

3. Où est la tête, en haut ou en bas? — En haut. — Oui, c' est la partie supérieure du corps. Voilà les parties inférieures. Ce sont les pieds. Combien de pieds avons-nous ? — Nous avons deux pieds. — Dites nous en avons deux.

Ecoutez : en est un pronom. Comprenezvous ? — Oui. — Il remplace le substantif pieds, George, combien de doigts avons-nous ?- — Nous avojis dix doigts ? — Non. Supprime doigts. — Nozts avons dix. — Non, mon ami. Remplace le

substantif doigts par le pronom en. — Nous avons dix en. — C'est comique. Tu ne mets pas en dans la bonne place. — Quelle est la bonne place, monsieur? — Avant le verbe. — Avant} — Oh! tu ne comprends pas bien la préposition avant. Quelle misère! tu es ignorant en français. Voyons. Comprends-tu le mot coq? — Oui — La poule est la femelle du cog. Comprends-tu? — Oui. — Ecoute la promenade de trois poules. Trois poules marchaient ensemble: la première marchait avant la seconde, la seconde marchait après la première, la troisième marchait après la seconde. Regarde mon geste; première poule, seconde, troisième. Comprends-tu? — Je comprends et y ad^nire^ la promenade des poules. — Eh bien ! place en avant le verbe. Combien de mains as-tu ? — J' en ai deux. — Très-bien. Voilà le front. Voilà les cheveux. Combien de cheveux as-tu? — Je ne sais pas ; iinpossible de compter les cheveux, n'est ce pas? — Tu en as un grand nombre, beaucoup, beaucoup. Où sontils? — Ils sont sur la tète. — Et les yeux? Voilà les yeux. — Ouvre les yeux. — J'ouvre les yeux. — Tu les ouvres. Remarques-tu le pronom lesl Il remplace yeux. — Oui. — Où places-tu les, avant ou après le verbe ? — Avant. — Les est pluriel. Le singulier masculin est le, le singu-

lier féminin est la. Vois-tu ? — Je vois. — Vois-tu Madame ? — Je la vois. — Vois-tu monsieur?— Je le vois. — C'est très bien, mon ami; tu as une excellente tête, et un excellent cerveau dans la tête. Tu es intelligent. Le mouton est bête est stupide. N'est-ce pas vrai ? — Il est shtpide.

4. Madame, voilà le nez. Voilà une narine; Voilà l'autre narine. Voilà une rose. Prenez la rose.~y^ la prends. — Mettez la près du nez; sentez. Elle sent bon n'est-ce pas? — Oui très bon. — L'odeur de la rose est délicieuse. Et aussi l'odeur de la violette et celle de l'héliotrope. Voilà les oreilles. Avez-vous de bonnes oreilles? — J'ai de bonnes oreilles. — Entendez vous bien? — Oui. — Vous entendez excellemment. Le sourd n'entend pas. Pauvre misérable ! Nous avons pitié de lui.

Mademoiselle, voilà la jambe, voilà le genou. Regardez cette image. Voyez-vous l'enfant prodigue et son père? — Je les vois. — L'enfant est il debout, assis ou à genoux? — // est à geiioux.

Voilà le coude. Voilà le bras. Voilà l'épaule. Où est la main ? — Elle est à r extrémité inférieure dtù bras. — Et l'épaule ?

Remontons à la tête. Voilà les cils, les sourcils. Prononcez sU\ sour-cî. Voilà les joues, le

menton. La langue est dans la bouche. As-tu une bonne langue, George ? Parles-tu français et anglais ?• — Je parle anglais. — Tous les Américains parlent anglais. Désires-tu savoir parler français ? — Je le désire beaucoup.

Apprenons à prononcer. Vous savez prononcer la première voyelle, A, et la seconde Â. — Quelle est la troisième voyelle? — an — Prononcez a, â, an. Papa, maman. Prononcez abracadabra, âbrâcâdâbrâ, anbrankandanbran, anbrankandaiibr^ anbrankajidanb, anbrankan. Prononcez ou, bron^ onbron, donbron, kondonbiœn.

Prononcez a, â, an, on, un, in ; on, un, in ; un, IN. Ujzbrimkundunbrun, inbrinkhidiîibrin ; kicndzmbrim, kindinbriii ; unbrun, hibrin ; brun, brin ; tm, in.

Prononcez i, u, ou ; u, u, u ; turlututu, lututu, tutu, ttt ; tibiaikudicbrtt, kudubru, dubric, ttbru, bru, ru, u. Prononcez ibrikidibri, uzibrun — bri, bron, bru ; rtc^ u, u, turluttttti. Kwtdunbrun.

Prononcez/^ suis, tu es, il est, elle est, cest, nous sommes, vous ê'es, ils sont, elles sont, ce sont. C'est le présent de l'indicatif du verbe être. Quelle est la première personne du présent de l'indicatif du verbe substantif èti^e ? — Je suis. — Prononcez sui; ui est une diphtongue. Quelle est la seconde

personne? — Tu es. — Prononcez tu è, il è, se, nou S0771, vou zèt, il son, èl son, se son. — Et l'infinitif ^/r; Prononcez en une syllabl èt7\

Conjuguez le présent de l'indicatif, du verbe avoir.- — J'ai, tu as, il a, elle a, il y a, 7ious avons, vous avez ; ils ont, elles ont. Vous prononcez mal ils ont, attachez s à on : il zon.

Savez-vous conjuguer le présent de l'indicatif du verbe pajder} Vous hésitez, Madame. Essayez, George. — Je parle, tu parles, il parle, elle parle, nous parlons, vous parlez, ils parlent, elles parle7it. — C'est bien. Mais il y a autre chose cher ami. — Comprenez-vous 07i parle ? — Non. — Comprenez-vous on f — Non. — Comprenez-vous le mot indéfini? — Oui. — Eh bien ! on est un pronom indéfini. On n'est pas du singulier, il n'est pas du pluriel. — On est ^il neutre, monsieur? — Absolument. — Il n'a pas de nombre, il n'a pas de genre. Il n'est ni mâle, ni femelle. Il est vague. C'est vous, c'est moi, c'est madame, c'est monsieur, c'est une collection d'hommes indéterminée. Comprenez-vous ? — Je comprends parfaitement, monsieur.

Ecoutez. Je conjugue le présent de l'indicatif de dire: Je dis, tu dis, il dit, elle dit, on dit, nous disons, vous dites, ils disent, elles disent.

Mademoiselle, conjuguez le présent de l'indicatif de étudier. — y étudie, tîc étudies, il étudie, elle étudie, on étudie, nous étudions, vous étudiez, ils étudient, elles étiidient. — C'est bien, mais ne prononcez pas le e de la syllabe finale. C'est un e muet. Prononcez jé-ttc-dî. Ui est long. Tit' é-tu-dî, il étu-dî, elz é-tu-dî, et oji étudie. — O né-tu-dî. — Je préfère 07t 7té-tu-dî. La quatrième leçon est terminée.

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