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rieurs ou intérieurs \ Bonald, mieux instruit, n'ignorait pas que les sourds-muets, de même qu'ils parlent par gestes, pensent par des images de gestes.

4* Division générale de la parole intérieure en active et passive. — Dans l'acte de parler intérieurement, nous sommes tantôt passifs, tantôt actifs. Nous sommes passifs quand nous écoutons, quand nous lisons, et dans une variété de la méditation, lorsqu'une idée s'impose à nous avec les mots qui l'expriment : « A qui n'arrive-til pas d'être poursuivi , obsédé même , par des idées qu'aucun effort ne peut repousser? Elles se présentent toujours accompagnées de leur expression intérieure ; » — parfois aussi, Gardaillac l'oublie, ce sont des phrases toutes faites, des fragments de poésies, de courtes mélodies, qui s'imposent à notre mémoire, et l'idée, s'il y en a une , accompagne le son ; — dans l'un et l'autre cas , « nous faisons effort quelquefois pour repousser, pour réduire au silence » la parole intérieure ; mais nous l'entendons passivement, malgré nous, « sans avoir rien fait pour la produire. » La rêverie est un état moins absolument passif que l'obsession; mais c'est encore un état passif, surtout si on le compare à la réflexion ; dans la rêverie, « l'âme, écoutant à peine la parole intérieure,.... l'entend cependant, mais sans faire le moindre effort pour en déterminer l'objet ou en diriger la marche. » Dans la réflexion, au contraire, nous sommes actifs, car « nous dirigeons le cours de notre pensée » et, en même temps, de notre parole ; nous cherchons à la fois des idées vraies et des expressions justes ; « l'âme fait effort et pour se parler à elle-même », et pour bien entendre et comprendre tout

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