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:!. Paiies 332, 3il ; cf. p. 270 l'I suiv.
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y en a, au contraire, qui, « doués d'une puissance de réllexion extraordinaire, passent des heures entières à se rendre compte de leurs idées », et chez qui cette éloquence silencieuse rivalise avec le talent de la parole extérieure ; chez d'autres enfin, la parole intérieure est plus facile et plus abondante que la parole prononcée V
Ces dernières diflférences n'intéressent qu'indirectement la parole intérieure ; elle suit en instrument docile les lois individuelles de la pensée et de la volonté : la pensée esl capricieuse ou méthodique, dirigée par les circonstances ou gouvernée par une raison ferme ; la parole intérieure la suit dans ses évolutions, interrompue pins ou moins fréquemment par l'émission de notre parole ou par l'attention que nous donnons à celle d'autrui ; sa loi propre n'en esl pas moins la mémo pour tous les hommes. Quant à ceux qui ne savent pas lire ou écrire en silence, ils sont, à cet égard, encore enfants ; leur état n'est qu'un épisode de l'histoire de la parole intérieure.
Même en dehors de la lecture et de l'écritin-e, dans le jeune âge et chez les esprits peu exercés, encore enfants à cet égard, la parole intérieufe « réclame », pour avoir quelque suite et nous tenir « isolés des causes de distraction, un plus grand effort d'attention » que la parole extérieure. Mais, chez l'homme normal, cette infériorité de la parole intérieure peut et doit disparaître [ch. Il, § 3; ch. III, § 3]. Cardaillac, dans un passage % la considère à tort comme irrémédiable.
Sur les sourds-muets, il commet une grave erreur ; il croit que l'écriture, extérieure d'abord, puis extérieure ou intérieure, remplace pour eux nos sons expressifs, exté-