‹ La parole intérieureChapitre 19 sur 66 · Pages · texte numérisé non relu

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3. Page 306. De là, page 359, ces équations iaexactos : parler est. penser, et, comme écrire est parler, écrire est aussi penser.

4. Pages 206 à 218, où il cite Bouald ; il le cite encore, et le réfute, pages 351-352, sur l'invention de l'écriture, mais jamais sur la parole intérieure ; ses seules autorités sont (p. 3(30) les mots ).6yoî, grammaire, etc.

i8 LA PAROLE INTÉRIEURE

le mol nécessité n'a pas pour lui le même sens que pour un Donald; il appelle ainsi un très iiaut degré dulilité; les passages ' dans lesquels il contredit à l'occasion sa l'ormule de la nécessité font plus d'honneur à son sens psychologique qu'à la rectitude logique de son esprit.

De même, il exagère, avec Condillac, riulluencc de la parole sur la mémoire; il la dit une fois nécessaire pour l'exercice de la mémoire active -; puis, revenant sur celte question, il ne parle plus que de sa très grande utilité pour la mémoire tant active (pie passive ^ [ch. YI, § 8], ajoutant à cette occasion, ce qui est une vue très féconde, que la parole aide puissamment l'attention aux idées, et, par suite, l'analyse de leurs élémeuls et de leur rapports [ch. YI, passim].

En réalité, Cardaillae a vaguement senti que la parole extérieure et les lois de riiabilude et de la ménutire ne suffisaient pas à expli([uer la parole intérieure telle qu'il l'avait décrite : elle n'est pas uiiicpienient, dit-il, «. le résultat de rh;d»ilude » ' ; mais ces causes complémentaires et cachées, dont il a soupçonné l'existence [ch. IV, § 8], il ne les a pas trouvées, et son esprit, faute de mieux, s'est arrêté à l'idée d'une mystérieuse nécessité, que pourtant il n'ose pas dire absolue.

3" Variétés individuelles. — Tous les hommes ne sont pas maîtres au même degré de leur parole intérieure : il y en a qui sont obligés, pour lire ou pour écrire, de parler tout haut; d'autres se laissent vite distraire de leur médilalion ; d'autres ne savent rien se dire par eux-mêmes ; il

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