‹ La Part de l'Urémie dans les Accès Pernicieux ComateuxChapitre 20 sur 27 · SYMPTÔMES · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES

Dans la pratique, on assiste rarement à l’accès pernicieux comateux urémique complet, el quelque scène du drame échappe presque toujours au clinicien ; les observations rapportées plus haut le prouvent bien. La plupart du temps,

AE et

l'accès comateux urémique commence comme un accès ordinaire et rien ne fait prévoir la formidable complication qui va surgir.

Quand le médecin est appelé, il se trouve généralement devant un malade sans connaissance et dans un état de résolution à peu près absolue. Parfois, il y a quelques contractions partielles, du trismus, desgrincements de dents, du strabisme ; la sensibilité générale et les sensibilités spéciales, ouïe, odorat, etc., sont plus ou moins abolies, quelquefois tout à fait éteintes.

Les contractions cardiaques sont plus ou moins modifiées, tantôt accélérées et renforcées, tantôt ralenties et affaiblies.

Le pouls esttrès variable aussi. La respiralion suit les mêmes fluctuations, tantôt absolument naturelle avec son rythme normal, tantôt fréquente, tantôt ralentie, suspirieuse, stertoreuse, irrégulière ou présentant le rythme de Cheyne-Stokes.

La face est toujours plus ou moins pâle. Cette pâleur est une des notes caractéristiques des accès paludéens pernicieux; la déglobulisation intense qui se produit explique suffisamment la constance de ce symptôme:

Souvent, il y a relâchement des sphincters anal et vésical; parfois rétention des matières fécales et de l’urine. Cette dernière éventualité doit être soigneusement étudiée pour permettre l'analyse des urines et la recherche de l’albumine.

En définitive, ce qui domine, c'est le syndrome clinique appelé coma, plus-ou moins profond, plus ou moins prolongé. L’élévation thermométrique, à cette période de l'accès, en plein coma, est un des signes les plus inconstants. On observe en effet, pendant la période comateuse, les températures les plus diverses, depuis 42° jusqu'à 85° et même au-dessous. Quand on à pu suivre le malade depuis longtemps déjà, étudier les phénomènes précurseurs de l’accès comateux urémique et toutes les phases de ce dernier, voici, en général, ce qu'on

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