‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 108 sur 176 · J.-B. Dumas, Discours · texte numérisé non relu

J.-B. Dumas, Discours

dans les voies ouvertes, quitte à perfectionner en route l'application des lois, les mesures et l'outillage. On a marché avec un admirable élan et un rare bonheur. Les croyants comme les autres, pour ne rien dire de plus.

Nous ne savons rien des convictions religieuses de WiUiam Hyde Wollaston (1766-1826), à qui on doit, en chimie, de nombreuses découvertes, surtout métallurgiques; en physique, la pile qui porte son nom, la découverte de la rotation des aimants et (1802) celle des radiations ultra-violettes; — ni de Jean-Thomas Seebeck (1770-1831), qui découvrit, en 1823, les phénomènes thermoélectriques; — ni de Charles- Augustin de Coulomb (1736-1806), l'inventeur de la balance de torsion i, « le fondateur de l'Electro-Statique et delà science du Magnétisme^ «; — ni de Moritz-Hermann von Jacobi (1801-1874), à qui on doit la galvanoplastie et, en télégraphie, le remplacement du fd de retour par la Terre ^; — ni de Charles Wheastone (1802-1875), l'inventeur du télégraphe à cadran, qui réalisait l'idée émise par Ampère; — ni de David-Edwin Hughes (1831-1900),

1. « Coulomb a vécu avec patience parmi les hommes de son temps, ne se séparant que de leurs passions et de leurs erreurs, se maintenant toujours juste, calme, ferme, digne. » Ainsi parlait J.-B. BiOT {Mélanges, m, 104). Biot, qui était très religieux, n'aurait pas dit, nous semble-t-il, que Coulomb, s'il eût été un athée, se séparait de toutes les « erreurs » de son temps. Mais ce n'est là qu'une présomption dont nous ne pouvons faire état pour classer Coulomb parmi les croyants.

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