Dennert (p. 38) le donne comme croyant
3. En 1869, à l'occasion d'une fête en son honneur, à New-York, lança à toutes les stations d'Amérique, une dépêche où il
sait : « Gloire à Dieu dans les cieux, paix sur la terre, bonne )lonlé aux hommes » (Voyez les Contemporains, n° du 6 juiltl913).
4. Voyez Dumas, Discours, t. I, 264-266. Ses dernières paroles à m auditoire furent celles-ci, que J.-B. Dumas répéta ensuite à académie des Sciences : « Si j'ai appris quelque chose dans les ngues années de ces études, c'est que Dieu agit continuellement, est que sa main qui a tout créé, veille sur tout l'univers. » Voyez )core E. Naville, Physiq. mod., 208, 275. Aussi son indignation ait grande contre ceux qui prêchaient le matérialisme au nom î la science ou des savants. « Cela n'est pas, disait-il avec fereté, et notre devoir est de le proclamer » (J.-B. Dumas, Discours, p. 299. Voyez aussi p. 277).
qui ait appliqué en acoustique la méthode graphique (dont Young avait émis l'idée *), le premier (avec Gauss) qui ait appliqué le courant voltaïque à la télégraphie, le premier encore qui ait attribué le courant voltaïque au transport de petites particules électriques^; — Luigi Palmieri (1807-1896), inventeur de multiples instruments : sismomètre, pluviomètre, électromètre, etc., et qui a surtout étudié l'électricité atmosphérique ^ ; — William Robert Grove (1811-1896), qui a le premier réussi à graver les plaques daguerriennes, et qui a inventé la batterie çoltaique à gaz * ; — Galileo Ferrari (1847-1897), surtout connu par la découverte (1885) du champ magnétique tournant^ qui fut l'origine des moteurs asynchrones à courants polyphasés ^ ; — les frères von Siemens, Karl Wilhelm (1823-1883) et Ernst-
i. Branlv, ouvr. cilé, 414.
2. GuiLLEMixoT, Les Nouveaux horizons de la science. Paris, G. Steinheil, 1913, II, 62. Son biographe, peu enclin à mettre sa foi en relief, nous dit qu'il « avait gardé toute sa vie le cœur et la foi d'un enfant », et, en racontant sa mort, il nous le décrit ne regardant plus que « vers l'ordre supérieur qui avait été longtemps l'objet de ses aspirations » (D'après Kneller, 143 sq.).
3. D'après la Civiltà cattolica, séz'ie xvi, t. XI (9 août 1897) 470, article Scienze naturali, on aurait pu lui appliquer ce qu'il avait dit lui-même sur la tombe de Gallupi : « La religion catholique lui servit de guide dans ses études ; et c'est, soutenu de ses ineffables consolations, qu'il quitta cette terre pour vivre éternellement dans le ciel. »
4. « La causalité, disait-il, est le vouloir; et la création, l'acte: de Dieu » [On tlie Corrélation of vhysical forces. London, 1846,' p. 50).
5. Il fit parfois l'esprit fort, mais un correspondant renseigné nous assure qu'il était croyant, et que, d'ailleurs, il est mort en chrétien.
Verner (1816-1892), qui, inventeurs, ingénieurs, et héoriciens d'une remarquable fécondité, ont enrichi outes les branches de la science, mais surtout l'élecricité industrielle i ; — Alfred Potier (1840-1905), [ui, à côté de ses remarquables applications de électricité, a poursuivi des recherches originales ur l'entraînement de l'éther par les milieux transarents - ; — Alexander Graham Bell (1847-1912), iventeur du téléphone, du photophone, de la bamce d'induction, etc. * ; — Antonio Pacinotti 1841-1912), qui, à vingt ans, invente le fameux anneau de Pacinotti », la pièce capitale de ce qui est evenu la machine de Gramme \ et qui, ni comme
1. K.vRL-W. se fit naturaliser anglais. Sa patrie d'adoption le onibla d'honneurs. Il disait à l'Association britannique pour avancement des sciences : « Toutes nos connaissances tendent aturellement à un grand résultat : L'affirmation de Texistence u Créateur. » Cité par Aimr Witzart, Sir William Siem.ens, dans [ev. Quest. se, XV (1884) 379. Voyez 3:>3-37y. Dennert (p. 43) lace également Ernst-Werner parmi les croyants.
2. Voyez Troost, dans C. R. Acad. Se, CXL (190.5, 1) 1285 sq. ,es travaux de Potier ne consistent qu"en mémoires et en notes ïchniques, où il n'y a pas de place pour les effusions mystiques ; es croyances nous sont attestées par un de ses élèves.
3. Charles Bourseul (1829-1912) avait bien imaginé un appareil our transmettre la parole par l'électricité, mais Bell le premier 'est appuyé sur l'électro-aimant, et c'est son système qui est lartout appliqué. (Voyez A. Dauss.\.t, dans Revue Scient., 4 janier 1913, pp. 13-16.) Ses sentiments religieux nous sont attestés lar le R. P. Lynch, de New-York : « C'était sans conteste un lomme de convictions religieuses profondes. » (Lettre du 9 mars 1913.)
4. W'erner Siemens, Branly, Sylvanus Thompson, Galileo Ferari, etc., et le Jury de l'Exposition Internationale d'Electricité à *aris (1881) ont proclamé la priorité de Pacinotti sur Gramme, out en reconnaissant que Gramme a perfectionné l'invention.
savant ni comme chrétien, n'a démenti les espérances de sa jeunesse ^
Et tant d'autres !
Sans parler de ceux que nous avons déjà nommés ou que nous nommerons ailleurs : Kelvin surtout, à qui la science de l'électricité est tellement redevable ; — Davy, qui, déjà en 1807, « applique la pile à la décomposition des alcalis et à la préparation du potassium et du baryum » ; — Foucault, qui, en 1844, « rendait pratique la lumière de l'arc voltaïque par l'usage de la pile de Bunsen, de baguettes de charbon de cornue et d'un régulateur automatique à électro-aimant » ; — Fizeau, qui, avec Foucault, a une si large part à la bobine d'induction qui
(Voyez Ad. Antonio Pacinotti, Nel cinquantesimo anniversario délia dinamo edel motore eleltrico. Supplément au n^de mars 1911 de la revue Studium, Pavie, pages 30-42.)
1. Il a contribué aux progrès de la science par de savants Mémoires. 11 fut « pendant toute sa vie un modèle de chrétien », d'après le Recteur du Collège archiépiscopal de Pise (où Pacinotti avait été élevé), dont on nous a transmis le témoignage. Le service d'honneur, à ses funérailles solennelles, fut confié au Cercle de la Jeunesse catholique Universitaire.
Zénobe-Théophile Gk.\.mme (1826-1901) a « construit, le premier, un producteur pratiquement utilisable de forts courants ». (Werner Siemens, cité par Ernest Gérard, article Gramme et l'industrie électrique, dans Rev. Quest. scient., XLIX (1901) 484). On peut dire que l'invention de la machine de Gramme « est le point de départ d'un mouvement industriel si considérable qu'on doit remonter à l'introduction de la vapeur pour trouver son équivalent. » (Lucien Poi.\c.\.ré, L'Electricité. Paris, Flammarion, 19Ù7, p. 115.) Or elle « est sortie absolument parfaite des mains de sou inventeur, et cela, dès son origine » (A. Brégcet, cité par Gérard, loc. cit , 486). Dans le même article, p. 487, on donne Gramme comme bon, juste, charitable, mais sans dire positivement s'il fut croyant.
DANS LA. PHYSIQUE l7o
devait s'appeler la bobine de Ruhmkorfï ^ ; — A.-G. Becquerel, etc., etc.
§ 3. — Les orientations nouvelles.
Mais, sur la grande voie frayée par Volta, Œrsted, Ampère et Faraday, de récentes découvertes ont créé des bifurcations nouvelles laissant voir de merveilleuses perspectives : l'électromagnétisme de la lumière et la radio-activité de 'a matière^.
Or qui trouvons-nous à ces bifurcations ? Quels furent les artisans de ces découvertes ou les premiers théoriciens de ces idées nouvelles ? Maxwell, Hertz 3t Becquerel.
« C'est, on le sait, Maxwell (James Clerk Maxwell [1831-1879), qui a rattaché par un lien étroit deux parties de la physique jusque-là complètement étrangères l'une à l'autre, l'Optique et l'Electricité ^))
Il l'a fait par une intuition de génie, en dehors de toute expérience, en méditant une théorie de Faraiay *. En 1856, il identifie les phénomènes du magné-