Cité par L'Ami du. Clergé, 10 juin 1909, p
tromagnétisme et à la radio-activité qui ont surtout révolutionné la science et élargi les horizons. Si le xix^ siècle a été le siècle de l'électricité, il semble bien que le xx^ siècle le sera plus encore, avec plus de raison, plus d'élan, plus d'espoir, plus de profit. La science se fera toujours plus empressée à exploiter cette mine où, à côté des anciens filons inépuisables, d'autres se découvrent plus larges et plus riches.
Mais qui a creusé la mine ? Volta, Œrsted, Ampère, Faraday. Qui a ouvert les nouveaux filons ? Maxwell, Hertz, Becquerel (pour ne pas parler des vivants) : des croyants, tous.
Si l'on supprimait les croyants de l'histoire de l'électricité, nous en serions encore aux grenouilles de Galvani (1798) ; et pas même : Galvani aussi était un croyant, il était du tiers ordre de Saint- François. Nous en serions à l'ambre frotté, comme au temps des vieux Grecs.
A. de la Rive écrivait, peu de temps avant sa mort : « Mon impression générale est que, dans l'état actuel de la science, les sciences physiques — astronomie et physique — sont celles dont l'étude conduit le mieux à reconnaître l'existence d'un Dieu créateur. Je crois que le nombre des physiciens athées, sans être nul, est fort petit ^ »
On pourrait ajouter : Surtout s'il s'agit des plus grands, des initiateurs, de ceux qui ont ouvert les
1. Lettre du 10 avril 1872, à E. Naville, insérée par Kaville dans sa Physique moderne. Edit. Alcan, 1890, Préface, p. 7.
principales voies aux progrès. Or c'est dans les sciences physiques qu'il est le plus facile de désigner les initiateurs. Nous croyons en avoir établi à très peu près la liste. Parmi eux, il y en a un, — Foucault, — qui fut un converti ; il y en a trois — Fourier, Hertz, Helmholtz — qui ont cru sans apporter, semble-t-il, à leur vie religieuse une ferveur exceptionnelle ; les autres ont fait de leur foi la lumière, le mobile, la préoccupation constante, ou même, peut-on dire, la passion de leur vie. De Carnot, seul, nous ne savons rien. Je crois que le nombre des athées, s'il n'est pas nul, « est fort petit ».