‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 122 sur 176 · Wurtz, Théor. atom · texte numérisé non relu

Wurtz, Théor. atom

« intuition géniale... qui allait donner aux théories moléculaires une importance capitale dans la compréhension et dans la prévision des phénomènes chimiques 1 ».

Joseph-Louis Gay-Lussac (1778-1850) ajoute en 1810 une assise nouvelle avec sa loi des volumes^ « découverte d'une portée immense " » qui confirme celle de Dalton ^ et qui, « convenahlement interprétée, est devenue un des fondements de la science chimique * ».

d. PERfiix, Les Alomes. Paris, Alcan, 4» édit. revue, pp. 14 sq. C'est à Dalton que l'on doit la première idée de la notation atomique, qui « est devenue depuis un grand instrument de progrès pour la science » (Wurtz, Théor. atom., 21). Le premier, il a signalé le défaut de la vision connu sous le nom de daltonisme (Max. Marie, x, 22;i). Historiquement, la loi des proportions définies a précédé celle des proportions multiples : mais elle « s'établit progressivement, de sorte qu'où ne peut préciser son origine » (OsTWALD, Chimie, 43). n J^xpressément admise et clairement énoncée par Lavoisier » (Wdrtz, Théor. atoin., 3), elle est, dans sa formule définitive, « principalement due aux efforts de Proust » (Pebrix, Atomes, 13). « Tous les corps de la nature, disait Joseph- Louis Proust (1753-1826), ont été faits à la balance d'une sagesse éternelle » {Cité par J.-B. Dr.MAs, Leçons sur la Philosophie chimique professées... en 1836, recueillies par M. Bineau, Paris, Gauthier-Villars, 2« édit., 1878, p. 232). On peut en conclure qu'il était croyant.

Page 1