Friedel, loc. cit., pp. xxvii, xxx-xxxiv, li
4. Discours de Bouquet de la Grye, prononcé aux funérailles, :
DANS LA CHIUIE 211
Wurtz, en effet, s'il « avait une foi ardente » dans Ja science, « avait une autre foi, supérieure à celle de la théorie atomique... Né protestant, il était resté un ferme chrétien * », et n'en faisait pas mystère. Au Congrès de l'Association française pour l'avancement des sciences (Lille, 1874), il terminait un magnifique discours sur les progrès de la science, par ces paroles : « Ainsi à travers le coin du voile qu'elle nous permet de soulever, elle nous laisse entrevoir tout ensemble l'harmonie et la profondeur du plan de l'univers. Quant aux causes premières, elles demeurent inaccessibles. Là commence un autre domaine que l'esprit humain sera toujours empressé d'aborder et de parcourir. Il est ainsi fait et vous ne le changerez pas. C'est en vain que la science lui aura révélé la structure du monde et l'ordre de tous les phénomènes : il veut remonter plus haut, et dans la conviction instinctive que les choses n'ont pas en elles-mêmes leur raison d'être, leur support, leur origine, il est conduit à les subordonner à une cause première, unique, universelle, Dieu ^. » « L'alliance de la science et de la religion, qu'on traite souvent de chimère, il la savait possible par son expérience personnelle, il l'avait vue réalisée chez bien des hommes éminents, et il en sentait tout le prix, à la fois pour la rehgion qu'elle
au nom de l'Associât, franc, pour l'avanc. des sciences, reproduit dans C. R. Acad. des Se, XCVIII (1884, i) 1203.