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3. Au moment où nous relisons ces lignes, nous n'avons plus sous la main l'ouvrage de Chevreul et nous ne pouvons dire s'il corrige ailleurs ce que cette comparaison, si on la poussait trop loin pourrait suggérer d'inexact. (3n sait que « toute comparaison cloche », par le fait môme qu'elle l'epose toujours sur une analogie et qu'une analogie, si elle implique une ressemblance, implique aussi une différence. Il faut donc limiter laportée de la comparaison AU pu7ictum comparatiunis, aupointde coïncidence. Dans l'espèce?
leur demande leurs raisons à eux de nier, et il leur montre qu'elles ne valent rien, qu'ils manquent de logique, qu'ils raisonnent a priori et en contradiction avec les faits i. Résumant alors sa démonstration, il la conclut en ces termes : « Après cette suite de raisonnements, comment dire : Dieu n'existe pas !... Une telle affirmation blesse tous mes sentiments de savant et d'homme ^ »
Mais si, dans cet ouvrage, il a voulu conclure comme savant ^, ses conclusions d'homme allaient plus loin : « Ceux qui me connaissent, écrivait-il à un journaliste, savent que, né catholique et de
ce point, c'est» l'arrangement » qui suppose, pour e^re, une intelligence qui arrange; mais il ne faudrait pas en conclure que cet arrangement constitue toute la manière d'être, tout le fond, toute la nature du vivant comme de la montre ; car le vivant a de plus qu'il vit, que cet arrangement n'est pas fait une fuis pour toutes et du dehors, mais 4;. "il se fait sans cesse et du dedans. La montre est arrancjée, le vivaiit, une fois produit, s'arrange. La vie, dit Cl. Bernard (Physiol. fje'n..) « est une puissance d'organisation. » Ce n'est pas l'organisation ou l'arrangement qui fait la vie, mais c'est la vie qui s'organise et s'arrange. Tout cela revient à dire que le texte ci-dessus est exact et prouve bien la nécessité d'une cause efficiente, l'intervention de Dieu; ma's il est incomplet et ne laisse pas voir la nécessité d'une cause inteime à celte organisation en acte à l'intime du vivant. Cette organisation — coordination des éléments et des organes, subordination des fonctions, où se révèle l'unité (morphologique et physiologique) essentielle à tout vivant — la science la proclame. La cause interne ou formelle, ce par quoi cette organisation et cette unité existent et le vivant vit, c'est ce que les philosophes appellent le principe vital. Ce principe vital, Chevreul ne le 'nie pas : mais ne visant, dans ce texte, qu'à prouver l'existence de Dieu, il n'en parle pas.