C. R. Acad. Se, LXXIX (1874j
SCIENCE DIVINE, ,. Qiii m'y a conduit (à cette conclusion) ? C'est l'usage continu de la méthode a posteriori expérimentale dont le point de départ est le phénomène, V effet ; et le but, la découverte, la cause immédiate de ce phénomène, de cet effet ^. »
La vie ne diffère pas de l'être inanimé par la qualité des matériaux qu'elle emploie, pas plus que la montre ne difîère d'un tas de pièces métallique, par la qualité du métal, mais par leur organisation en vue d'un but précis. De même « le mystère de la VIE réside dans la coordination des forces composant la résultante qui vivifie la matière, depuis la fécondation des germes jusqu'à la mort, et qui en perpétue les formes spécifiques ». Or, « la montre est V œuvre de
l'esprit de Vhomme Ce qui la caractérise, je le
répète, ce n'est donc pas la matière des organes, mais leur forme, leurs connexions et leurs actions mutuelles, en un mot leur arrangement, qui est bien l'œuvre de V esprit de Vhomme '^ ». Et de même, l'arrangement de la matière en un tout vivant est l'œuvre de Dieu ^ Puis, se tournant vers les athées, il
1. l']uG. GiiEvuEUL. Histoire des connaissances chimiques. Paris, Guérin, 1886, t. I, pp. 345, 347.