Max. Marie, ouv. cité, X
2. Œuvres de Laplace, tome I, La Mécanique céleste. Paris, Gauthier-Villars, MDCCGLXXVIII. Notice sur le général marquis de Laplace, pp. v et yu
DANS l'astronomie 03
qu'un chrétien de la dernière heure, ce serait assez pour conclure que, dans son âme, la science n'a pas tué la foi.
Quant à Urbain Le Verrier (1811-1877), sa vie et sa mort furent d'un chrétien, autant que d'un savant. Le Verrier, qui, au dire de Fizeau, « a jeté un si grand lustre sur l'Observatoire, sur le Bureau des Longitudes, sur l'Académie des Sciences et sur la Patrie elle-même ^ » ; qui, au dire de Janssen, « avait placé l'astronomie théorique française au premier rang parmi les nations savantes "" » : qui, au dire de Mouchez, était, à son époque, la personnification de l'astronomie française ^ ; la « personnification même de l'astronomie », au dire de J.-B. Dumas * ; ou encore, au dire de G. Airy, directeur de l'Observatoire de Greenwich, « le géant de l'astronomie moderne ^ ».
Son coup d'éclat fut la découverte de Neptune. « Par une singulière exception dans notre système solaire, la planète Uranus, inégale dans sa marche
-1. Annuaire du Bureau des Longitudes pour 1890, p. 638.