Lettre de M""» F. Tisserand, du l" septembre
3. H. PoiNCARÉ, Savants et écrivains, pp. 270, 174, 181, etc. '« I^'artout vous avez été un précuràeur, jetant la lumière à, prolu-
DANS l'astronomie 19
avec une rare pénétration et une grande puissance de raisonnement, les théories eosmogoniques de Laplace, dans la mesure où elles ne cadi aient plus avec les faits nouveaux, et il a eu ce bonheur, non seulement de ramener, à ces grandes questions « si longtemps délaissées », l'attention des savants de métier i, mais encore d'y intéresser une portion notable du public.
Or, le hvre même auquel nous venons de faire allusion'" suffirait, à lui seul, pour nous édifier sur les sentiments de l'auteur. Il l'ouvre par une Introduction intitulée « La science et l'idée de Dieu », où il montre que « la vieille démonstration de l'existence de Dieu : Cœli enarrant gloriam Dei, ne risque pas de « sombrer sous l'échafaudage hardi de nos tentatives eosmogoniques ^ ». Il le clôt par un acte d'espérance et de foi * ; et, chemin faisant, il ne laisse passer aucune occasion d'affirmer ses convictions de spiritualiste et de chrétien \
Pierre- Jules-César Janssen (1824-1907), qui « a trouvé le moyen de déterminer la composition chi-
sion sur les voies longtemps obscures où la science contemporaine s'avance maintenant d'un pas assuré », lui disait, à l'occasion de son cinijuantenaire académique, M. Lœwy. \oir Ami. Bureau des Long, pour 1898, Notice E, pp. 10 5<;i.