H, PoiNCARÉ, Ibid., pp. 10 et
pas de l'observation et du calcul i. » Mais dans les dernières années de sa vie, il s'orientait de plus en plus vers la foi. Et sa veuve, dans une lettre écrite pour nous être communiquée, a pu déclarer : « Mon mari était un croyant^ et tout, dans ses actes et ses paroles, l'affirmait ; il était toujours fort heureux de me voir accomplir mes pratiques religieuses ; peu de jours avant sa mort, si subite, hélas ! comme c'était le moment de faire inscrire mes filles au catéchisme pour leur première com.munion, il mettait une grande insistance pour que ce moment ne fût pas retardé, et je suis persuadée qu'il aurait, avec les événements, affermi ses sentiments reUgieux ; mais je dois à la vérité de dire qu'il n'était pas revenu, dans les dernières années de sa vie, à la pratique intégrale '. »
Hervé- Auguste-Etienne-Albans Faye (1814-1901) a été surtout un théoricien. « Pendant de longues amiées, (il) nous a prodigué les vues les plus originales sur la constitution des astres... Ce que nous devons surtout voir en lui, c'est un semeur d'idées : c'est par là, avant tout, que sa mémoire vivra... La théorie solaire de Faye est aujourd'hui universellement adoptée, du moins dans ses grandes lignes ^. » Il a remanié, on pourrait dire refondu.
1. Lettre de M. P. PursEux, du 20 août 1917. Ce témoignage se rapporte à l'année 1882.