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3. Il eut le mérite d'applaudir le premier à la première découverte de Pasteur et de le défendre jusqu'au bout contre les hostilités qui guettent les rénovateurs de la science. Voyez Vallery- Radot, Vie de Pasteur, pp. 47, 49, 300, etc. Voyez aussi, p. 122, la lettre touciiante qu'il adressa « à un inconnu, à un découragé de la vie », et qui suffirait, à elle seule, pour faire foi de ses sentiments religic^ux. Mais, sur eux, il y a beaucoup plus et beaucoup mieux à dire. Voyez, par exemple, l'article de F. Lefort, Un savant chrétien, dans Le Correspondant, décembre 1867, notamment pp. 980-99-3 ; ou, eu bref, Ms"- Baunard, Le Vieillard, p. 71.
4. Voyez Guillemet, Témoignages spiritualistes, Paris, Hatier, 1904, p. 2.3.
o. Voyez H. PoiNCAné, Leçons sur les hypothèses cosmogoniques. Paris, Herraann, 19U, pp. 1.5-66. La place faite à Ed. l'.oche, dans ces Leçons, suffirait, en effet, à mettre en relief sa valeur scienti-
Le Verrier à la direction de l'Observatoire de Paris, dont le nom reste attaché à la carte photographique du ciel, « une des plus belles choses de ce siècle si fécond en progrès»', œuvre internationale dont il a eu l'idée, dont il a réglé tous les détails, dont il a dirigé l'exécution ; Rodolphe Radau (1835-1911), « l'un des savants les plus universels et les plus discrets de notre temps »^, à qui on doit notamment « des Tables de réfraction atmosphérique dont on se sert aujourd'hui » et un « immense travail » sur les «Tables de la lune»''; Jean- Jacques-Anatole Bouquet
fîque ; mais on peut voir encore l'estime qu'en fait F. Tisserand, dans sa Mécanique céleste el dans son Rapport à l'Acad. des Se. (séance du 23 avril 1883, t. XGVI des C. R). A consuller aussi J. BoussixESQ, Notice sur la vie el les travaux de M. Edouard Roche. Lille, Danel, 1883, Extrait des Mémoires de la Société des Sciences..., de Lille, 4= série, XIV, 1883. — Quant aux sentiments religieux de ce savant, les témoignages abondent. Citons ces li^'nes de Boussinesq, dans la Notice, pp. 13 sq : « La mort ne l'a point surpris. Dès longtemps, il avait trouvé, dans l'exercice des vertus chrétiennes et dans les pratiques religieuses d'une foi simple, toutes les consolations attachées à l'espérance d'une vie meilleure... Muni des derniers secours de la religion, il a vu sans faiblir approcher son heure suprême. Toute sa vie, du reste, il n'avait pas cru seulement à ce Dieu, raison des choses ou intelligence ordonnatrice, que l'on découvre au fond de la science comme l'explication naturelle ou même la seule forme saisissablo de la fondamentale et féconde croyance des savants à des lois intelligibles dans l'univers. Mais, fidèle à ses traditions de famille, il avait toujours invoqué le Dieu bon et juste de la philosophie spiritualisie et du christianisme, ce Dieu, force et garantie de la morale, dont l'admission, malgré le hideux spectacle du mal, rendue libre et méritoire par ce spectacle même, est si indispensable aux âmes réfléchies pour ne pas tomber dans un désolant pessimisme ».