‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 59 sur 176 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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mécanique de la chaleur, le chiffre 440, bien près de celui de 425, que les expériences postérieures ont fait prévaloir.

L'idée et les expériences de Seguin, sur ce point capital, passèrent d'abord inaperçues; mais ce ne fut point sa faute, et la date de leur publication (1839) suffit à montrer qu'en dépit du silence à peu près général des historiens de la science, il faut lui faire sa place — la première — dans la glorieuse phalange des fondateurs de la Thermodynamique.

Les autres d'ailleurs le suivent de près. En 1840, Julius-Robert Mayer (1814-1878) a l'idée « tout à coup », dit-il, en soignant des matelots à Surabaya ', que la chaleur et le mouvement peuvent se transformer l'un dans l'autre, et il formule le principe de l'équivalence de la chaleur et du travail. Au début de 1842, il est déjà en pleine possession de sa théorie et il en publie l'exposé dans les Annales de chimie et de pharmacie de Liebig. « Depuis lors, on n'a rien trouvé d'important à changer à ce travail classique ". » A la fm de la même année, il a prévu l'étendue de ses conséquences. Il écrit : « Pesanteur, mouvement, cha-

1. Le sang veineux lui apparut, à son grand étonnement, rouge comme le sang artériel. 11 comprit que cette couleur tenait au peu d'oxydation, et le peu d'oxydation à la chaleur des tropiques et à l'état de repos des malades. Mais qu'arriverait-il si le corps avait à faire beaucoup de mouvements? La voie était ouverte.

2. OsTw.M.D, Les Grands hommes. Trâduct. Dufour. Paris, Flammarion, 1912, p. 54.

leur, lumière, électricité et différence chimique des corps pondérables sont une seule et même chose sous différents aspects ^ » En 1845, il fait l'application de sa théorie au mécanisme des actions vitales -. Il avait, en dépit de tous les obstacles semés sur sa route, orienté la science sur une voie où elle est entrée tout entière. C'est « le GaHlée du xix® siècle ' ».

A la suite de la publication de Mayer et coup sur coup se produisent les travaux de James Prescott Joule (1818-1889) en Angleterre, de Ludvig- August Colding (1815-1888) en Danemark, et de Gustave-Adolphe Hirn (1815-1890) à Colmar.

Or, de Seguin à Hirn, tous sans exception étaient des croyants.

Seguin a mis comme épigraphe à un de ses ouvrages cette parole de l'Ecriture : Qui vivit in œternum créant omnia sirmil (Eccli., xviii, 1) "". Ailleurs il montre dans la conception qu'il expose « un hommage plus éclatant encore à l'unité et à la puissance créatrice, suivant la devise qui caractérise toutes les œuvres de Dieu : simplicité et économie dans les moyens, richesse et variété dans

1. Lettre à Griesinger (décembre 1842), citée par Ostwald, Grands hommes, p. 55.

2. Le Mouvement organique en rapport avec l'échange de matière.

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