DoHRiNG, cité par Ostwald, Ibid., p
4. Seguin, Considérations sur les causes de la cohésion envisagée comme une des conséquences de l'attraction newtonienne. Paris, Mallet-Bachelier, 1835, épigraphe.
les résultats i ». Sa foi se traduisait dans la pratique : « Je l'ai connu personnellement, nous écrit M. G. Lemoine, de l'Institut ; chaque jour, il réunissait les membres de sa famille avec ses hôtes et ses domestiques, pour faire dans la chapelle la prière en commun. » Un jour, dans le salon de M. Aimé Martin, devant une nombreuse assistance composée presque exclusivement d'incrédules, il venait de faire l'apologie de la confession. M"^<^ A. Martin lui répliqua : « C'est très bien pour les petites gens sans instruction ; mais ce n'est pas vous, Monsieur Seguin, qui useriez de ce moyen ? — Je vous demande pardon, Madame : J'en use et je m'en trouve très bien ^ » Il en usait, et il continua. Dès qu'il sentit sa fm prochaine, lui-même demanda le prêtre \ Sa femme était « one vraie sainte ; il a eu un de ses fils prêtre (il vit encore), une de ses filles religieuse ; et obéissant au désir de sa femme, il a créé ici (à Annonay) un asile de vieillards, celui des Petites-Sœurs et une Convalescence, dans un but qui sûrement n'était pas seulement humanitaire * ». Le règlement encore
1. Seguin (en collaboration avec W. Grove), La Corrélation des forces physiques. Paris, Leyber, 1867, p. 329.
2. J . -M.-J. BouiLLAT, Les Contemporains, n» '612, 27 septembre 1903, p. 15.
3. Voyez Léon Rostaing, La Famille de Montgolfier. Lyon, Rey, 1910, p. 442.
4. Lettre que M. Marcel Béchetoile, le mari d'une des petiteslîUes de Marc Seguin, nous a fait l'honneur de nous adresser, le 19 juin 1913.
en vigueur, qu'il a laissé pour les Convalescentes^ « dénote, dit la Semaine religieuse du diocèse, chez ce grand esprit, un sens religieux profond dont on n'eût pas soupçonné toute la délicatesse et toute l'étendue * ».
Les autres, que nous avons nommés à la suite de Seguin, ont fait, en quelque sorte, mieux encore, ils ont trouvé dans leur foi le point de départ de leur théorie. Il est caractéristique, écrit en parlant de la Thermodynamique, un philosophe qui n'est pas un croyant, « il est caractéristique à cet égard que presque tous ceux qui l'ont découverte sont partis d'idées spiritualistes et téléologiques ^ ». Ils sont partis, en effet, de cette idée que Dieu, en créant le monde, a mis dans la nature une certaine somme d'énergie qu'il n'appartient à personne de détruire, et qui doit donc se retrouver intégrale après toutes les transformations qu'on peut lui faire subir. « Ma première idée que les forces de la nature doivent être impérissables, dit Colding, je l'ai tirée de cette opinion que les forces de la nature sont parentes de l'élément spirituel de la nature, de la raison éternelle aussi bien que de l'esprit hiunain. Ce qui m'a amené ainsi à l'idée de la pérennité des forces de la nature, c'est la conception rehgieuse de la \'ie ^ » Si Joule est convaincu de la conservation de l'énergie,