‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 71 sur 176 · M. Marie, XI · texte numérisé non relu

M. Marie, XI

3. V. Cousin, Fragments et souvenirs. Paris, Didier, 1857, p. 376, Il consacre à Fourier les pages 283-392.

Au-dessous de ces deux grands initiateurs, et sans avoir à épuiser la liste de ceux qui comptent, nous pouvons signaler un certain nombre de croyants qui furent parmi les meilleurs serviteurs de la science.

Pierre-Louis Dulong (1785-1838), « à la fois physicien et chimiste, a laissé, dans les deux sciences, de ces œuvres durables qui servent de bases à nos connaissances actuelles * ». Nous le retrouverons parmi les fondateurs de la chimie atomique ; mais « c'est principalement comme physicien qu'il s'est acquis une renommée impérissable. La théorie de la chaleur a été pour lui le but constant de toutes ses études à partir de 1818 ^ ». « Ses magnifiques travaux resteront comme des modèles de sagacité, de pénétration, de patience, d'exactitude. » Les physiciens apprendront à son école à être toujours vrais et sincères, « dans leurs ouvrages comme dans leur conduite ^ ».

« Il était d'une excessive modestie et se défiait toujours de lui-même... Jamais il ne vit un malheureux sans le secourir \ » Il dut renoncer à l'exercice de la médecine parce qu'il se laissait ruiner par sa nombreuse clientèle, à laquelle, au heu de réclamer

1. G. Lemoixe, dans l'œuvre collective Ecole polyleclmique. Livre du Centenaire, 1794-1894. Paris, Gautliier-Yillars. 1895, t. 1, 269 sq.

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