‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 93 sur 176 · J.-B. Du.MAS, Disc, et Eloges, II · texte numérisé non relu

J.-B. Du.MAS, Disc, et Eloges, II

rendue muette, à qui appartiendra-t-il de donner la réponse ? A celui à qui le secret a été révélé. Inclinons nos têtes et reconnaissons notre ignorance, une fois pour toutes K »

L'abbé François- Napoléon-Marie Moigno (1804- 1884) est un de ceux qui ont le plus contribué à faire connaître Tyndall au public français, et c'est un de ceux qui lui ressemblent le plus au point de vue scientifique. Lui aussi a été un vulgarisateur en quelque sorte universel. Déjà en 1872, J.-B. Dumas pouvait dire devant l'Académie des sciences : « M. Moigno, depuis cinquante ans, marche à la tête du mouvement scientifique ^ » Mathématiques, astronomie chimie, il a tout embrassé ; mais c'est dans les diverses branches de la physique qu'il s'est principalement distingué. Or, dans une autobiographie qu'il a mise en tête d'un de ses ouvrages, et où l'énumération de ses titres scientifiques tient sept ou huit pages ^, il rappelle qu'il ne peut pas « être suspect à la science », qu'il a « toujours été en tête, et bien en avant, des théories nouvelles », qu'il a « attaché son nom comme un grelot sonore aux doctrines en apparence les plus émancipées » ; que d'ailleurs il connaît sa rehgion, pour l'avoir étudiée, professée et pratiquée ; qu'il est donc quahfié pour se prononcer sur l'accord de la science et de la foi * ; et il déclare : « J'ai

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