‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 103 sur 201 · Flolrexs, Eloge de Magendie · texte numérisé non relu

Flolrexs, Eloge de Magendie

4. Magendie, Phénomènes physiques de la vie. Leçons professées au Collège de France. Paris, Crochard, III, 1839, p. 253.

5. Flourens, Eloge de Magendie, 2. Sur son lit de mort, il étudiait la marche de sa maladie : « Vous me voyez ici complétant mes expériences », disait-il en recevant les adieux d'un confrère » (Flourens, 53).

de ses investigations scientifiques1 ». Il a été « le créateur de la physiologie du cerveau2 ». Et c'est à ce titre surtout qu'il a excité, même en dehors des milieux scientifiques, une attention passionnée. Les tenants du matérialisme lui firent une réclame bruyante, espérant en profiter; ils mirent tout en œuvre pour amener le jeune savant, écrivait naguère son fils, « à déclarer que, de ses découvertes, il résultait que la pensée était bien, comme l'avait affirmé Cabanis, une sécrétion du cerveau... Mon père demeura inflexible. Toujours il déclara que rien n'autorisait à tirer scientifiquement de ses découvertes de telles déductions, qu'elles n'excluaient pas, qu'elles impliquaient au contraire l'existence d'un esprit immatériel. Qui chasse le matérialisme de l'homme, le chasse du monde, et croire àl'àme humaine, c'est, a fortiori, croire à Dieu. Mon père est toujours resté inébranlablement attathé à ces principes. Ses écrits en font foi comme sa vie3. »

Sur sa vie, nous n'ajouterons rien à ce témoignage filial. Ses écrits témoignent d'eux-mêmes : signalons, par exemple, son ouvrage Instinct et Intelligence, et ses deux volumes d'Eloges histo-

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