Corlieu, Centenaire, 4G
3 M. A. Legrasd, La longévité à travers les âges. Paris, Flammarion, 1911, p. 78. Madame Juliette Adam était, dans son enfance, auprès de son gfànd-père, un chirurgien, et elle racnnl' Le roman de mon enfance el de rha jeunesse. Paris, Lemerre, t/ édi t. . [sans date,] pp. 97 sq.) : « Les gVns arrivaient à cette époque, disant tout simplement sans explication, sans demander une consultation : « je viens pour me faire saigner. » Et on les saignait. »
rapeulique de Broussais, écrivait déjà Chauffard, s'est dissipée comme un mauvais rêve. Nos jeunes médecins savent à peine quelle elle fut1 ». Elle « nous paraît aujourd'hui extraordinaire, dit un autre auteur, et personne ne la croirait plus digne d'une réfutation sérieuse2 ». C'est que les faits, au jour le jour, se sont chargés de la réfutation, et elle ne laisse rien à désirer. Tout le progrès de la médecine a consisté à se libérer de cette influence, à s'évader de cette école.
On voit que le système de Broussais, inspiré par sa philosophie matérialiste, n'a pas précisément « fait avancer » la médecine. « On y perdit un temps précieux », dit Grasset3 : c'est le moins qu'on puisse dire. On y perdit aussi un grand nombre de vies humaines \
Et si la postérité n'a pas pu s'accommoder de sa thérapeutique, lui-même n'a pas réussi davantage à se contenter avec son matérialisme. En 1841, à l'occasion d'un procès entre ses héritiers et son secrétaire, on publia partout une sorte de testament intellectuel, dont voici le titre : « Ceci est