‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 127 sur 201 · BolxEî, ouvr. cité · texte numérisé non relu

BolxEî, ouvr. cité

i. eioKLîEu, Centenaire de in Faculté de Paris, 467. 5. BbiNET, 90 sq.

Dans les hôpitaux militaires livrés aux « sectateurs de Broussais »j « on calculait et on préparait à l'avance le nombre des sangsues », suivant le nombre des entrants. « Gombien d'entrants? demandait* à la visite du soir, un chef de service. Dix, lui répondait-on. C'est bien, cela fait 300 sangsues, 30 pour chacun ». Et il signait à l'avance les bons, tout préparés d'ailleurs1. »

Et il a eu la vogue, parmi les malades comme parmi les médecins. « La doctrine de Broussais fit le tour de l'Europe. On ne voyait partout que gastéro-entérites2 ». « Il n'y a pas plus de soixante à quatre-vingts ans, en Europe* les médecins saignaient nos pères à blanc3 ». Dans leur enthousiasme pour le maître, ils lui élevèrent* au Val-de-Gràce, le principal théâtre de ses exploits, une statue qui est comme une sorte d'apothéose. Elle semble dire qu'avant lui rien ne compte de l'effort humain : dédaigneusement, il pose le pied sur une pile de livres, évidemment ceux des autres, et il regarde en avant, sûr de lui ôt de l'avenir. Il est encore tout « guerroyant ».

Mais sa doctrine fait moins belle figure que sa statue. Elle s'est révélée moins solide. « La thé-

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