‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 131 sur 201 · Dubois, ouvr. cité, iOL · texte numérisé non relu

Dubois, ouvr. cité, iOL

Yorc/am'risme démontre l'àme ' ». Si l'âme peut paraître « étrange », dans la conception de Rostan, Dieu y apparaît comme nécessaire. Pour lui, en effet, la vie résulte de l'organisation, de la structure des parties, comme les indications des aiguilles de la montre résultent de la structure de ses pièces. « La vie, c'est la machine montée - ». Mais comme c'est « l'horloger qui a construit l'horloge », c'est « le créateur » qui a monté la machine de la vie 3.

Gomme doctrine médicale, si l'organicisme ramène toutes les maladies à une lésion organique, il ne les ramène cependant pas toutes à l'inflammation, ni tous les remèdes à la saignée. Elle fut donc moins exclusive que celle de Broussais, moins malfaisante. Elle eut d'ailleurs moins de vogue. Par contre, elle a duré plus longtemps. Aujourd'hui, elle achève de mourir. « Nous estimons, disait déjà Chauffard, en 1878, que, en médecine, l'influence organicienne, qui était l'influence matérialiste, décline* ». Le déclin se précipite. « Dans quelques années, dit L. Renaut, il n'y aura plus d'organiciens purs5 ». Rostan et Broussais n'ont été dans la médecine — et fort

Page 1