Chauffard, cité par Grasset
4. Beaugrand, Dictionn. Dechambre, 2* série, t. I, 1874, p. 101. Cette invention, comme tant d'autres, fut, pendant de longues années, âprement combattue. Voyez R.-T.-H. Laënnec, Traité de l'auscultation médiate et des maladies des poumons
Ce témoignage date de 1874. Quelques années plus tard, en 1879, il était reproduit sous une forme, pour ainsi dire, officielle; car la Faculté de Médecine de Paris ayant pris l'initiative d'une réédition du fameux Traité, elle disait dans l'Introduction : « L'œuvre de Laënnec est de celles dont on doit maintenir respectueusement, non l'esprit toujours vivant, mais la lettre... Il siérait mal à la Faculté de Médecine de louer ici Laënnec. La révolution médicale dont le monde lui est reconnaissant est un fait accompli; et cette glorieuse découverte n'appartient désormais ni à la critique, ni même à l'éloge. Pas un de nous ne consentirait à la pratique de la médecine, s'il devait renoncer à l'auscultation1. »
« Découverte d'un homme de génie, l'auscultation lit plus que révolutionner la médecine ; elle créa, de toutes pièces, la pathologie des organes respiratoires et circulatoires 2 ». Jusque-là, « un sens manquait à la médecine; et je dirais, si je l'osais, que, créateur par une sorte de délégation divine, Laënnec le lui a donné. Or, ce sens dont la médecine était dépourvue, n'était rien moins
et du cœur. Paris, Chaude, seconde édition, 1826, I, Préface, pp. xvn. 11 y a, dans le titre, « auscultation médiate » : il ne faudrait pas en conclure que l'auscultation, avant Laënnec, était immédiate. Elle n'existait pas. C'est par une sorte de réserve à l'égard des malades qu'on ne parla d'abord que d'auscultation médiate. »
1. Introduction (pp. i et n) mise au Traité de Laënnec, dans l'édit. de 1879, « édition de la Faculté de Médecine de Paris, entièrement conforme à la seconde édition publiée en 1826 par Laënnec. »