‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 14 sur 201 · Gr. Larousse, XI · texte numérisé non relu

Gr. Larousse, XI

une observation imparfaite1. Esprit d'une rare pénétration et d'une grande puissance, il sait tirer parti des observations qu'il recueille, et notamment dans son principal ouvrage 2, « l'ensemble des phénomènes de la vie se trouve embrassé de façon magistrale3 ». Bref, à prendre l'histoire naturelle dans son ensemble, « peu d'hommes de notre époque ont contribué autant que M. Mùller à ses plus importants progrès4. »

C'est du Bois-Reymond, un de ses élèves, qui lui a décerné le titre de Guvier allemand5. Rudolph Wagner l'appelait « le plus grand physiologiste non seulement de notre époque, mais de notre siècle, un des plus grands de tous les temps6 ». L'éloge paraîtra excessif quand nous aurons vu Claude Bernard, mais il indique en quelle estime les meilleurs juges tenaient J. Muller.

Or, Muller était un « fervent catholique ». Il voulait d'abord se faire prêtre et n'y renonça « qu'après de longues hésitations 7 » ; mais la

1. Voyez Kxeller, Das Christentum und die Vertreter der neueren Naturwissenschaft. Fribourg en Brisgau, Herder, 1904, p. 299.

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