Isid. Geoffroy Saint-Hilaire, ouv. cité
3. Edgar Quinet, Gazette médicale de Paris, 29 juin 1844, p. 18 du tiré à part.
les pays étrangers l'ont donné comme surnom de gloire au plus grand de leurs naturalistes. C'est ainsi qu'on a salué, dans Mûller, le Cuvier allemand; dans Owen, le Cuvier anglais; dans Van Beneden, le Cuvier belge.
Johannes Miiller (1801-1858), à vingt-cinq ans, était professeur à l'université de Bonn; à trentedeux ans, à l'université de Berlin. Il g n'a pas seulement exercé, comme professeur, une influence considérable sur les progrès des sciences médicales en formant toute une pépinière d'anatomistes et de physiologistes célèbres : Bischofî, Shwann, Heule, Kôlliker, du Bois-Reymond, Virchow, etc. 1 ; il a lui-même puissamment contribué, comme savant, à reculer les limites des sciences, en produisant une série d'admirables travaux qui ont eu tout de suite leur place dans l'histoire de la médecine, et qui ont rangé leur auteur parmi les plus illustres physiologistes de l'Allemagne. Il a été aussi, avec Owen et Cuvier, l'un des créateurs de l'anatomie comparée2 ». « Ses travaux sur les animaux inférieurs le rangent parmi les plus éminents naturalistes3 ». La quantité et la diversité des travaux qu'il a publiés est prodigieuse. Rien n'y est médiocre et il est à peu près impossible d'y relever une erreur matérielle ou
1. C'est de Mûller que l'illustre Helmholtz a dit : « Quand on s'est trouvé en contact avec un homme de premier ordre, toute l'échelle des conceptions intellectuelles est modifiée pour la vie ». (Guillemet, 77.) Il est de fait, qu'au contact de ce maître, il s'est formé toute une légion de savants.