Voyez Moigno, Splendeurs, Î1I
7. Voyez Grasset, 323 sq. Questlonhé par Bouillaud, il a proclamé ses principes spiriltiaiistes en pleine Académie : Voyez Ballet, de VAcûd. de Médecine . XXV (17 juillet 1860), 837, d'âpres P.-V. Benotiard, Lettres sur la Médecine, au xix" siècle. Paris, J -B. Bailliére, 1861, pp. 213 sq.
8. Voyez TriaIre, 338, Corlieu, 467 sq. ; G. B. Ac. Se, LXXXVI (1878,i) 407; Dictionn. Dechambre, art. Pathologie thérapeutique,
Emile Chauffard (1823-1879), professeur illustre, écrivain et penseur, en même temps que grand médecin1; Augustin Fabre (1836-1884), que la voix de ses confrères proclamait un savant, et la voix du peuple un saint2; Eugène Bouchut (1818-1891), qui, le premier, « isola les désordres névropathiques et en constitua un état pathologique particulier qu'il appela le nervosisme3 » ;
195; Moigno, Splendeurs, III. 1459. Le R. P. Lescœur. (La science et les faits surnaturels, Paris, Roger et Chernoviz, 2* édit., sans date (1900), pp. 267 sq.), écrit: « Revenu à la pratique chrétienne, de longues années avant sa mort, à la suite de patientes et profondes études, M. Bouillaud reconnaissait que la science la plus exacte n'avait rien à contester, rien à redouter de la réalité des miracles évangéliqi.es et du surnaturel divin ». En note: « Il est à remarquer que, dans les nombreux discours et éloges prononcés sur M. Bouillaud par les princes de la science médicale, aucun ne fait la plus légère allusion à la foi chrétienne du célèbre docteur. Nous tenons à protester contre ce silence, comme étant le témoin le plus autorisé de tous en cette matière. »
1. Son livre La vie, déjà cité, est entièrement consacré à défendre les doctrines spirilualistes. Citons-en ces quelques lignes : « Pas plus aujourd'hui qu'hier et que demain, les doctrines et les hypothèses matérialistes ne sauraient conquérir, d'une manière durable, l'humanité vaincue dans ses meilleures aspirations, dans sa gloire réelle » (p. 62). Dans son étude sur Le moi et l'unité vivante, qui va de la page 168 à la page 218 du même volume, il écrit: L'unité, « c'est la vérité spiritualistepar excellence. A elle seule, elle suppose et entraîne toutes les autres... Rattachons la science à l'unité ; c'est un moyen de rendre l'âme évidente et Dieu visible » (169 et 218).
2. Voyez Louis Guérin, Le D' Augustin Fabre. Marseille, Mignat, 1908, p. 86. On a bien voulu nous communiquer ses notes intimes, elles ne sont pas indignes d'un saint.
3. Corlieu, 505. Son livre De l'état nerveux aigu ou Nervosisme, est de 1860. Ce n'est qu'en 1868 que Beard décrivait la neurasthénie. Pour les croyances de Bouchut, voir, ci-dessous (251), sa citation sur Cl. Bernard.
Louis Landouzy (1845-191 i) * ; Pierre-Charles- Edouard Potain (1825-1901), le savant dont les travaux « ont transformé la pathologie cardiaque 2 », le clinicien supérieur, la médecin éminent dont le « savoir étendu, les habitudes minutieuses d'investigation méthodique donnaient à sa pratique médicale une valeur incomparable3 ». Sa clientèle et ses confrères l'entouraient d'une sorte de vénération *. Sa bonté était proverbiale. « Il gagnait beaucoup d'argent, mais il en distribuait bien davantage, avec un tact, un génie du cœur qui décuplait le prix de ses charités... Nullement matérialiste, il était, sinon pratiquant, tout au moins profondément traditionnel 5. »
Et tant d'autres ! Et, par exemple, pour la France, les membres de la Société de Saint-Luc (société des médecins catholiques pratiquants). L'Annuaire de 1910 6 donne une liste nécrolo-
1. « Nous avons été heureux d'apprendre que le célèbre Dr Landouzy a fait une mort très chrétienne. Il avait demandé et reçu en pleine connaissance les sacrements, et il a fait à Dieu le sacrifice de sa vie » {La Croix).
2. H. Rendu, dans Bullet. et Mém. de la Société méd. des Hôpit. de Paris, 3* série, XVIII, p. 1430.
3. Le Président de i'Acad. Se, séance du 7 janvier 1901. Voir C.-R.. GXXXII, pp. 17 sq.
4. Voir la notice émue — note très rare dans cet auteur — que lui consacre Horace Bianchon, Nos grands médecins. Paris, Société des éditions scient., 1891.
5. L. Daudet, Devant la Douleur, 2' série. Paris, N"" Libr. nat., 1915, pp. 46 et 56. Plusieurs confrères ou élèves de Potain nous ont dit également, mais sans fournir de preuves décisives, que c'était un homme religieux. Le mot traditionnel, sous la plume de Daudet et avec ce contexte, semble suffisamment clair.