Revue Scientif., XIV (11 août 11J
purulente. C'est bien à Lord Lister que nous devons la statue d'or l. »
La simplicité, la modestie de Lister, son calme devant les injures comme dans Jes triomphes, nous semblaient bien être le reflet d'une âme chrétienne; mais, désespérant d'en trouver la preuve, nous ayons pris le parti de faire adresser une demande de renseignements à, l'Université, d'Edimbourg où il avait enseigné; et ayec une parfaite courtoisie, le secrétaire du conseil de l'Université a bien voulu, en se référant au témoignage de Sir Alexandre R. Simpson, l'un des collègues de Lister, faire à notre demanda une réponse très nette, dont nous extrayons ce passage : « Lister a été élevé dans la Société des amis*. Plus tard, au moment de son mariage ayec la tille du professeur Syme, il a passé à l'Eglise Episcopalienne. Bien loin qu'il fût un << pur agnostique » (nous avions posé une question là-dessus), il a toujours été connu comme un chrétien pieux, bien qu'il n'ait probablement' ']§-mais été très démonstratif à cet égard, »
Depuis, il nous est tombé entre les' m^ins une brochure où l'auteur raconte qu'ayant à faire une conférence publique sur les vues religieuses des savants modernes, il écrivit à Lister et en reçut une réponse d'où nous détachons cette phrase : « Je ne crois pas utile, aussi longtemps que je remplirai la charge de Président de la Société royale,